‹ Les étoiles; essai d'astronomie sidéraleChapitre 52 sur 79 · Comptes rendus · texte numérisé non relu

Comptes rendus

2. Messier a publié son catalogue des nébuleuses en 1783. Voir Conn. des Temps.

3. Le pri;mier Herschel fut non-seulement un astronome, mais aussi un mécanicien de premier ordre : il eut la grande satisfaction de faire toutes ses découvertes avec des instruments qu'il avait fabriqués de ses propres mains, avec un nmoîir mconnn aux artistes d'aujourd'hui; il fut le premier et le plus heureux de^ fondateurs de l'astronomie physique : un monde ue peut se découvrir qu'une fois

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les Secrétan, les Cook, les Clark, les Grubb, etc. L œuvre de ce siècle reste comme un témoignage de l'activité des générations présentes et un défi aux âges futurs, auxquels sont réservés tous les problèmes qui , étant fonctions du temps, ne peuvent être résolus ni par l'assiduité ni par l'habileté des observateurs, mais par l'évolution des siècles.

Une de ces questions laissées aux générations futures, c'est la nature des comètes; peut-être ne sont-elles que des fragments de quelque nébuleuse, qui, voyageant dans les profondeurs de l'espace , est venue se rencontrer avec ^lotre système : quelques-uns de ces fragments, retenus par action puissante du soleil et des grosses planètes, décrivent des courbes fermées ; d'autres ont des orbites paraboliques gazeuses ; d'autres sont composées de menus fragments de matière qui constituent les bolides, les aérolithes ^t les nombreuses étoiles météoriques qui circulent périodiquement dans notre système ou ne font que le traverser.

La nature du spectre de ces corps les place, d'un côté parmi les planètes, parce que dans une partie, dans le noyau, ils ont un spectre continu, et de l'autre parmi les nébuleuses gazeuses, parce qu'ils ont un spectre à zones, bien que les lignes ne soient ni nettes ni identiques à celles des nébuleuses, mais dégradées et variables.

La figure 3, planche VIII, donne une idée de ce spectie observé dans la comète de Goggia en 1874. La portion continue du spectre est celle du noyau, qui est en partie de la lumière directe, comme on le voit par le rcnfuicement des zones, et en partie réfléchie : mais la partie principale caractéristique est celle des zones brillantes qui suljsisleiiL aussi quand le spectre continu du noyau fait défaut. Ces zones ont une analogie avec celles du spectre du carbone et de ses composés. L'action calorifique du soleil sur les comètes, quand

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