‹ Les étoiles et les curiosités du cielChapitre 131 sur 373 · RICHESSES DE LA CONSTELLATION DU TAUREAU · texte numérisé non relu

RICHESSES DE LA CONSTELLATION DU TAUREAU

désaccord. Si donc nous traçons, à partir de 1836, une ligne parallèle et contraire au mouvement d'Aldébaran, c'est cette Ugne (ponctuée sur la figure) que la petite étoile aurait dû suivre. Au contraire, elle marche suivant la ligne pleine tracée de 1836 à 1877. En résumé, voici les deux mouvements :

Aldébaràn :

Direction = i56«; vitesse séculaire = 19^.

Petite étoUe :

Direction = 26»; vitesse séculaire = 15*^.

(Au lieu de 336* et 19*, parallèle et contraire au mouvement d'Aldébaran.) Il en résulte que cette petite étoile est animée elle-même d'un mouvement sensible. C'est la première fois qu'on découvre im mouvement propre dans une étoile aussi faible.

A toutes ces curiosités, ajoutons maintenant les amas d'étoiles qui enrichissent cette constellation. Nous ne nous étendrons pas sur les Hyades, attendu que les étoiles qui composent ce groupe sont si éca^ tées, que leur association disparait aussitôt qu'on essaye de les observer au télescope ; une jumelle suffit amplement pour les faire apprécier complètement. Cependant, alors, on en découvre de nouvelles, et nous examinerons plus loin leurs mouvements propres pour savoir s'il y a là un véritable système stellaire. Les Pléiades forment une république plus condensée, plus homogène; elles gagnent à être vues dans une jumelle, et encore davantage à être observées dans ime petite lunette terrestre, à condition que l'oculaire soit faible et le champ très large. Dès que la limette est un peu forte, elles perdent la grandeur de leur aspect, parce qu'on cesse de voir l'ensemble pour n'en avoir que la moitié, le tiers ou le quart sous les yeux. Mais on y gagne d'autre part, car, à mesure que le grossissement augmente, de nouveaux diamants viennent s'ajouter à ce riche écrin. Ce groupe classique et dont la célébrité historique surpasse celle des plus vastes constellations, mérite notre attention spéciale, et nous devons nous y arrêter avec un soin particulier.

Tout d'abord, l'accroissement du nombre des étoiles observées suivant les progrès de l'optique semble nous offrir un résumé en miniature des progrès généraux constatés dans l'étude générale du ciel :

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