LA VARIABLE R DE L'HYDRB
Au sud de l'Épi de la Vierge, à gauche de y de THydre, chercher l'étoile R, plus curieuse encore. Orangée et variable^ sur une amplitude prodigieuse : elle oscille de la 4* à la 10' grandeur, en une période qui va en se raccourcissant d'année en année. Son histoire est assez singulière :
Hévélius, à DantzigJ'a observée de sixième grandeur en 1662; Montanari, à Bologne, la vit de quatrième en 1670 ; Maraldi, à Paris, la vit de quatrième en 1704 et la suivit de temps en temps jusqu'en 1712; puis on la crut perdue, ou on l'oublia, et ce n'est qu'en 1784 que les observations furent continuées par Pigott , à York. Pendant notre siècle, elle a été particulièrement étudiée par Argelander et Schmîdt.
LA VltlBCE
€Ol\ftKAir, I
Flg. 344. — ' ConttellatioDt de l'Hydre, de la Coupe et du Corbean.
Il résulte de la comparaison de toutes les observations que la période diminue assez rapidement, de neuf à dix heures à chaque révolution ; elle a été, d'après les calculs les plus sûrs, de :
547 jours en 1680 487 — 1780 432 — 1880
Le dernier maximum a eu lieu le 3 mars dernier (1881). Observations fort intéressantes à poursuivre. La diminution de la période va-t-elle se continuer? Problème ouvert à tous les curieux des choses de la nature. — Cîette région s'offre à nos regards de mars à juillet.
L'Hydre compte plusieurs autres variables connues, telles que S, qui varie de la huitième à la treizième grandeur en une période de 256 jours, et T, qui varie de 7 ^ à 13 en 289 jours; mais elles sont