‹ Les étoiles et les curiosités du cielChapitre 227 sur 373 · CURIOSITÉS DE LA CONSTELLATION DE L'HYDRE · texte numérisé non relu

CURIOSITÉS DE LA CONSTELLATION DE L'HYDRE

presque impossibles à trouver pour des instruments sans monture équatoriale et sans graduation, — et il faut laisser quelque chose à faire aux astronomes de profession.

Signalons pourtant, près de fx, une curiosité particulière, Tétoile P. X, 68, annotée par Piazzi comme nébuleuse (ly ou 1" 16* avant pi et !• 48' plus au sud), c'est-à-dire vers 2* au sud de f* ou environ 20, sud-ouest de Régulus. Elle a été observée par Lalande le 21 avril 1798 et qualifiée également de nébuleuse (= 20204 Lai. de 8* gr.). C'est la nébuleuse plsLnétBLire H. IV, 27 d'Herschel, décrite en 1785 par ce grand astronome comme un globe de lumière uniforme, et en 1837 par Tamiral Smyth comme ressemblant à Jupiter par sa grandeur, sa lumière et sa couleur. Étudiée specialeuient de 1 8C2 à 1 866, par d'Arrest à Copenhague et Secchi à Rome» elle a offert Taspect

d'une ellipse de 30' de longueur sur 25" de largeur, inclinée sur un angle de position de 150% colorée d*uue teinte bleu céleste admirable. On voit un anneau nébuleux, en de!* ors comme en dedans duquel la lumière est plus faible; c'est comme un anneau de condensation. Au centre de la nébuleuse brille une belle petite étoile. Quatre étoiles téiescO' piques Tentourent de leur cortège : Tune de il* grandeur,

Fig. S45. - La nébuleiue eUiptique de l'Hydre et aoB *^ ^^"> à r 17 ; UUC autrC, de

cotihfp, \ Çf grandeur, au sud-est, à 1 9*,

et une double à Topposé de celle-ci, c'est-à-dire au nord-ouest, de telle sorte qu'une ligne menée de Tune à l'autre est tangente à la nébuleuse, comme on le voit sur notre petit diagramme. Quelle peut être la nature de cette création bizarre, où l'on croit voir parfois des fluctuations et des massifs de lumière? Analysée au spectroscope, elle se révèle comme entièrement gazeuse.

On trouvera une autre nébuleuse (M. 68) à 3* au sud-est de 0 du Corbeau : c'est un riche amas d'étoiles, mesurant 4' de longueur sur 3' de largeur. Il est très pâle, et isolé entre deux petites étoiles, l'une au nord-ouest, l'autre au sud-est.

Comme étoiles doubles^ dans cette constellation, remarquons

LBS ÉTOILHB DB L'HYDRE

d'abord le couple charmant de e : 3* | et 7'|, jaune et bleue, couleurs ravissantes; distance = ^^b. C'est un système orbital assez serré, mais les deux composantes ne tournent que lentement l'une autour de l'autre : 27* seulement de parcomrus depuis 1825; à ce taux, la révolution totale demanderait 700 ans pour s'accomplir.

54, au sud de a Balance et près de 7 à l'ouest : 5* et 8% à 9^, jaune et violette, couple facile. On désigne souvent cette étoile sous des noms différents; Smyth et Webb l'appellent 10 de l'Hydre, Bode 73 de l'Hydre, John Herschel 30 de l'Oiseau solitaire, constellation insignifiante introduite là en 1776 par Lemonnier, en souvenir de cet oiseau des Indes. Mais cette étoile est bien correctement la 54* de l'Hydre du catalogue de Flamsteed. (L*Oiseau dont nous venons de parler, « Turdus Solitarius >, est visible sur notre fig. 263, p. 369, près du plateau austral de la Balance, et posé sur la queue de l'Hydre.)

T* : 5* et 8% à 65^ Couple très écarté.

A f nord précédant a, dans la tète : P. VHI, 108, 6* et 7% à 10^; beau couple, agréablement groupé avec d'autres étoiles.

Sous la Coupe : P, XI, 96, 5* et 6* |, à lO'. On met souvent cette étoile dans la Coupe dont elle porte le n* 17 ; mais elle en est vraiment trop éloignée, et elle appartient au corps même de F Hydre par sa position.

Ce sont là les curiosités les plus remarquables et les plus accessibles à l'observation. Mais, avant de quitter l'Hydre, voyons ce que ses deux acolytes, la Coupe et le Corbeau, présentent d'intéressant à l'observateur du ciel.

Nous connaissons déjà l'épisode mythologique de leur annexion au grand Serpent équatorial. L'un et l'autre de ces deux astérismes ne se composent que d'un petit nombre d'étoiles. La Coupe en compte treize principales, que voici :

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