‹ Les étoiles et les curiosités du cielChapitre 94 sur 373 · ÉTOILES DE LA CONSTELLATION DU PETIT RENARD · texte numérisé non relu

ÉTOILES DE LA CONSTELLATION DU PETIT RENARD

15 5 Ai 5 5 5 5,0

16Hév. ... 5 5 0 5 5 5,2

La sixième étoile de ce petit tableau mérite une attention particulière. Comme on le voit, le premier qui l'ait observée à Toeil nu est Tastronome Heis, de Munster, vers 1860, et il l'a notée de grandeur = 5.6, c'est-à-dire, dans son ordre de classification, de cinquième un tiers. Ni Argelander, vers 1840; ni Piazzi, vers 1800; ni Flamsteed, vers 1700; ni Hévélius, vers 1660, ne l'ont vue; il est donc certain qu'à ces époques elle n'était pas de cinquième grandeur, ni même

de sixième. On la trouve observée par Bessel, vers 1825 : c'est la 150I'de sa xix* heure. Il restima de ?• grandeur. Lalande Tobserva aussi, vers 1800, et Testima de 5* (n* 37868 de son Catalogue).

C'est donc une étoile variable, qui oscille de 5 à 7 et descend peutêtre même plus bas. On pourrait la nommer T du Petit Renard, et nous lui avons attribué cette lettre sur notre tableau et sur notre carte. Je l'ai observée récemment (juillet 1880). Sa grandeur était alors = 6,7.

Les étoiles 13 et 32 de la liste précédente paraissent soumises à certaines fluctuations.

Cette constellation renferme deux autres variables connues. Positions pour 1880 :

Rà 20ï»59»3» et 23«20'8 varie de 8 à 13 en 137 jours et demi.

Sa 19î»43-28» et 26o59'3 varie de 8,6 à 9,3 en 68 jours (étoile de 1670).

Il n'y a là aucune étoile multiple recommandable pour les instruments de moyenne puissance. Mais \me nébuleuse, particulièrement remarquable, plane vers Tétoile de sixième grandeur, n* 14, à 7 degrés au sud-est d'Albireo et presque au milieu du chemin entre cette étoile et le Dauphin.

Toute cette région est riche en petites étoiles. La nébuleuse dont nous parlons a été découverte, en 1764 ,par Messier ,dont elle

Fig. 142. -^ La nébuleuse du Petit Renard Tne dans une lunette pOrtc le ïi^ 27, et, daUS UUC de force moyenne. luncttc dc forCC moyeunc,

elle offre l'aspect d'une nébuleuse double. Un instrument plus puissant rattache les deux nébuleuses Tune à l'autre pour en faire un seul objet, qui ressemble un peu à un haltère de gymnastique, nommé dumbbell (battant de cloche) par les Anglais, ce qui a fait donner ce nom à la nébuleuse par les astronomes d'outre-Manche. On aperçoit, en même temps, que le fond extérieur est occupé par une vague nébulosité ovale. Mais cet aspect se métamorphose encore dans le cham| des télescopes gigantesques, comme on peut en juger par ce dessin

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