‹ Les étoiles et les curiosités du cielChapitre 96 sur 373 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

La Lyre. — Véga, énonne et lointain soleil. — Étoile quadruple.

Hébnlense annulaire. — La Constellation d'Hercule et ses curiosités sidérales.

Transport du système solaire dans l'espace.

Depuis le mois de mai jusqu'au mois de novembre, pendant Igs belles soirées étîncelantes des célestes splendeurs, une blanche et brillante étoile trône à Test en mai et juin, sVUève vers le zénith en juillet, passe presque au zénith de Paris en août, le dépasse vers Touest en septembre, descend davantage en octobre, et brille à Touest eu novembre et décembre, pour descendre à rhorizon du nord, le raser de janvier à avril et remonter eu mai par Forient. Cette étoile, la plus lumineuse de notre ciel avec Arcturus, est Véga ou alpha de la Lyre. Elle est reconnaîssable par son éclat, par les positions que nous venons d'indiquer et par une particularité qui fait cesser toute équivoque ; elle se montre dès le crépuscule, accompagnée de deux étoiles de troisième à quatrième grandeur, p et y, qui font de cette constellation une figure spéciale ; Du reste, on ne peut la confondre avec Arcturus, qui trône dans une tout autre dnrection, à Textrêmité de la queue ^ delà Grande Ourse, et qui, comme nous Tavons vu, est * jaune, tandis que Véga est blanche. Les soûles étoiles avec lesquelles on pourrait la confondre sont a du Cygne (Deneb) et « de T Aigle (Altaîr), et c'est ce qui arrive quelquefois. Or, nous connaissons maintenant trop bien la première pour oublier sa position à la tête de la croix du Cygne. Quant à la seconde, elle est flanquée, de chaque côté, de deux satellites, qui lui donnent cette figure ci : « Il suffit de remarquer aussi cette particularité pour recon- # naître sans hésitation dans le ciel ces trois brillantes étoiles • dont, par surcroît, nous indiquons la situation relative sur la figure ci-après (144). Si nous ajoutons encore que Véga précède les deux autres dans le mouvement diurne, autrement dit qu'elle esta Touest relativement au Cygne et à l'Aigle^

LA LYRE. - VÉOA

nous aurons donné tant de renseignements^ que la première dame venue pourra, sans une excessive fatigue d'esprit, trouver cet astre dans le Ciel et le reconnaître la nuit sans lui faire la moindre infidélité.

Cette étoile de première grandeur est Tune des plus lumineuses du Ciel; sa température est fort inférieure à celle d'Arcturus, mais sa lumière est si vive qu'elle agit avec la plus grande rapidité sur la plaque sensibilisée du photographe. Son spectre, du même type que celui de Sirius {voy.

làfig. III de notre planche générale des spectres), indique la prédominance de Thydrogène, du sodium et du magnésium. On a pu en photographier directement les raies principales, et nous reproduisons ici le cliché qui en a été fait en 1876 par M. Huggins : on voit au-dessus une autre photographie directe du spectre solaire obtenue le lendemain matin sur la

Pig. 144. - PortUoiit respecUfM de Yée% Altair et Dcaeb du Cygn

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