à l'ouest d'une ligne menée de « à [*. : 5° et 10% à
Fig. 183. — L étoile double 6 du Serpent.
Fig. 1S4. — L'étoile double 5 du Serpent.
Tout près de cette dernière étoile, au nord-ouest, on trouvera une magnifique nébuleuse, ou pour mieux dire un splendide amas d'étoiles, ordinairement classé dans la Balance, et qui porte le n° 5 du Catalogue de Messier {fig .185). William Herschel y a compté deu.x cents étoiles, et lord Rosse y a remarqué des branches courbées en spirales. La richesse stellaire est si considérable au centre que l'énumération devient impossible.
A l'est-nord-est du groupe de 66, 67, 6iS et 70 Ophiuchus, entre 72 Ophiuchus et 0 du Serpent, très bel amas, perceptible à l'œil nu. A observer dans une lunette munie d'un faible oculaire et d'un champ large.
En général, pour chercher dans le ciel les nébuleuses, et même les étoiles, il faut se servir de l'oculaire le plus faible, de l'oculaire terrestre, car rien n'est plus difricile pour les commençants que de faire arriver l'astre désiré dans le champ de l'instrument, cà moins qu'il ne s'agisse d'une étoile de première ou de deuxième grandeur.
Fig. 185. — Amas d'étoiles dans le Serpent.
L'important est d'abord d'assujettir solidement la lunette sur un pilier ou sur une table qui ne remue pas. Puis, lorsqu'on est arrivé au but, on peut retirer doucement l'oculaire faible pour lui en substituer un plus fort, et il n'y a aucun inconvénient à ce que le second renverse les images quand l'astre est dans le champ ou tout près de lui. Je parle pour les commençants, qui n'ont à leur disposition qu'un faible instrument, car toute lunette un peu forte est munie d'un chercheur, destiné précisément à résoudre cette difficulté.
Les cartes partielles qui ont été données ici pour chaque constellation permettent de trouver toutes les étoiles et toutes les curiosités célestes signalées dans notre description. Mais il est presque indispensable d'avoir pris soin de procéder exactement comme nous l'avons fait, d'avoir commencé par le nord, et d'avoir reconnu les constellations dans l'ordre où nous les avons étudiées. Les figures les plus importantes pour cette étude générale du ciel sont celles des pages 15, 24, 16, 50 {fig. 28), 65 {fig. 40), 83, 89, 102, 132, 137, 154, 159, 166, 171, 177, 191, 211, 214, 223, 232, 239, 244 et 245. En réunissant ces figures on constitue un atlas complet de cette région du ciel. Ces cartes et ces alignements représentent toute l'étendue située au nord du Zodiaque, et l'on pourra toujours, en les étudiant successivement, et en les appliquant directement à l'examen du ciel, apprendre à reconnaître les constellations qui passent au-dessus de nos têtes. Cependant il y a un avantage considérable à posséder toutes ces constellations réunies sur une même carte, d'abord parce que les exigences du format n'ont pas permis de tout dessiner à la même échelle, ensuite parce que les constellations voisines s'aident mutuellement pour la reconnaissance qu'on en veut faire. Je n'ai donc pas été surpris de voir un grand nombre de lecteurs réclamer une Carte générale du Ciel comme complément de notre description. Mais pour qu'elle rende tous les services qu'on am- ■bitionne, il est nécessaire qu'elle soit très grande, c'est-à-dire d'une jétendue fort supérieure au format de cet ouvrage, et construite de telle sorte qu'elle puisse être facilement et rapidement consultée. Cette grande carte uranographique est en préparation, et elle sera publiée à la fin de ce Supplément. Elle contiendra toutes les étoiles' de la première à la cinquième grandeur inclusivement, ainsi que les étoiles intéressantes de la sixième, avec les alignements nécessaires et toutes les indications utiles; mais il serait assurément superflu de la surcharger des figures mythologiques, car il importe avant tout d'y faire régner la plus grande clarté possible. Nous n'avons du