LES ETOILES DU LION
Étoiles Longitnds Lttitad* Grandtar correip.
1» (19) la précédente des deux dans les lombes . , 153»14' 12053' 5 b
2' (20) la brillante qui suit 155.41 14.20 2 «
3» (21) la précédente boréale des deux dans la fesse. 157.50 9.41 3 9
4» (22) la suivante australe 159. 8 7.50 6 n
La première et la seconde étoile sont les mêmes que dans les exemples précédents; mais la troisième est 9 et la quatrième est n, au-dessous de 9, et non plus entre 6 et S comme anciennement. La conclusion est la même : quoique l'illustre astronome ne paraisse pas s'en être aperçu, ses deux dernières étoiles ne correspondent pas à celles de ses prédécesseurs, et l'étoile de Ptolémée continue à rester invisible.
Cette troisième étoile n'existe pas davantage sur les atlas de Bayer et d'Hévélius ; mais — et c'est là ce qui prouve que la description de Ptolémée concorde avec l'existence d'un astre réel — Flamsteed a observé précisément en ce point du ciel, le 8 avril 1691, une étoile de sixième grandeur, qui porte le n° 71 de son catalogue. Par un surcroît de complications, il est vrai, cette étoile a été ensuite corrigée sur ce catalogue, puis rétablie, et ici encore se glisserait la place d'un doute, si un autre observateur, non moins sûr que Flamsteed, Lalande, n'avait observé aussi la même étoile, qui porte le n° 21660 de son catalogue et qui est inscrite de 6" grandeur et demie. Sa position, réduite à l'année 1880, est :
^^llhi2n.û'; (D = 18<'32'0'.
D'Agelet a observé cette étoile le 2 mai 1783 et l'a inscrite de 8^ grandeur. Vers la même époque, Piazzi ne l'a pas vue du tout.
Bessel a passé cette zone en revue le 3 avril 1829, et n'a pas observé cette étoile, quoiqu'il ait inscrit tout près de là (à 19 secondes à l'ouest et à 22' au nord de la position de 71) une étoile de 9' grandeur.
D'autre part, entre les années 1828 et 1854, elle a été observée à l'Observatoire d'Armagh cinq fois en ascension droite et cinq fois en distance polaire, et elle est inscrite de 6» grandeur dans ce catalogue — toutefois encore avec une erreur dans la distance polaire : 74» 41' au lieu de 71° 41'.
Elle est marquée de 7" dans les atlas de Harding et Argelander, de 6° dans le B-A-G, dans les catalogues de Greenwich et de Washington.
Je l'ai observée récemment (31 décembre 1880, ou pour mieux dire, 1" janvier 1881, à 2 heures du matin) : plie est actuellement de 7* ^ grandeur.
Ainsi l'étoile vue il y a deux mille ans par les astronomes grecs existe réellement; mais elle varie d'éclat de la cinquième à la huitième grandeur.
A ces transformations remarquables, si intéressantes, ajoutons maintenant les variations périodiques plus rapides découvertes par l'inspection permanente et attentive des célestes lumières. Et d'abord, l'étoile R, dont la position est marquée sur notre carte {fig. 249), qui devient à son maximum visible à l'œil nu : elle varie de 5, 8 à 11 dans la période de 331 jours, présentant d'ailleurs dans cette période plusieurs maxima et minima secondaires. Intéressante à chercher,