‹ Les étoiles et les curiosités du ciel; description complète du ciel visible à l'il nu et de tous les objets célestes faciles à observer;Chapitre 207 sur 399 · LES RICHESSES D'ORION : ETOILES ROUGES ET VARIABLES · texte numérisé non relu

LES RICHESSES D'ORION : ETOILES ROUGES ET VARIABLES

temps de Ptolémée et SCifi. Elle a varié de 5,1 à 4,6 entre 1871 et 1876. Sa couleur est orangé pâle.

M, A, c, d, e ont subi des fluctuations de la quatrième à la cinquième grandeur. Lalande a môme estimé A de sixième. Piazzi a noté ca de sixième aussi; mais nous avons déjà remarqué que les évaluations de cet astronome pèchent plutôt par défaut que par excès. L'étoile 42 c est accompagnée, à 5' vers l'est, d'une étoile de sixième grandeur (FI. 45) qui a été vue, à l'œil nu, naturellement, par Tycho-Bralié. On ne la distingue plus aujourd'hui à l'œil nu, et il faut s'aider d'une jumelle pour y parvenir ; c' est plus brillant que c*, et je les estime en ce moment ( mars 1881) respectivement 5,6 et 6,2 : l'ensemble donne comme effet 5,2. Cette seconde étoile a été notée de 7° par Flamsteed, de 6' I par Piazzi, et de 7' par Lalande. Elle est certainement variable. 51 b était plus brillante du temps de Bayer que de nos jours, car il l'a mise sur le même rang que les précédentes, les anciens ne l'avaient pas observée, et elle est retombée en notre siècle vers le sixième ordre d'éclat. Elle est rougeâtre.

Les étoiles 11 et 15 paraissent avoir diminué d'une grandeur.

L'étoile 31 (sous 8) est particulièrement curieuse. C'est un astre orangé dont le spectre appartient au quatrième type de Secchi, au type des étoiles les plus rares du ciel : on voit dans ce spectre trois zones vives et larges, une jaune, une verte et une bleue, tranchées nettement du côté du violet, et au contraire estompées vers l'extrémité rouge. Les cannelures tirent sur le violet, tandis que dans le troisième type elles tirent sur le rouge. Ce sont sans doute là les soleils les plus froids : ils commencent à s'oxyder. Cette étoile a été vue de 6° grandeur par Flamsteed, de 5" par ses successeurs, de 7° par Bessel, de 4 | par Gould : elle est certainement variable, comme presque toutes ses sœurs du même âge. Elle est double.

On pourra observer une autre étoile rouge entre n^ et p [voy. la carte fig. 305), c'est 9581 Lalande, de sixième grandeur et demie; chercher à l'aide d'unejumelle. Lalande l'a notée de septième « rouge» le 10 janvier 1794, et de 6"!, rouge également, le 6 février 1798. Birmingham l'a vue de septième et Webb de huitième. — Variable. Son spectre appartient aussi à l'ordre des étoiles rares du quatrième type.

Tout près de cette étoile, à 30' au sud-ouest, on en trouvera une autre, de septième grandeur, jaune assez colorée.

Regardez aussi près de tt^, à 15' au nord-ouest : la petite étoile qui brille là (FI. 5) est orangée. Lalande l'a notée de 5' |, Piazzi de 6% Bessel de 6" |, Webb de 7'. L'éclat de tt' gêne pour la distinguer à

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