LA MAIN DE JUSTICE. — LE LEZARL
marquer que le lionlieur dr la France, se renouvelant sous son règne, durera autant que la monarcliie; co sont les vœux..., etc. »
Quelques années après, Hévélius de Dantzig-, qui paraît avoir ignoré la création d'Augustin Roycr, annonçait, dans son Prodromus Astronomiœ, publié en IGUU, qu'il avait remarqué entre les constellations d'Andromède et du Cygne, dix petites étoiles très brillantes, qu'il a réunies sous la forme d'un Lézard, parce (.[uil n'y a pas déplace ■pour mettre Ik autre chose que ce petit animal, et que du reste sa peau est constellée de petites étoiles, d'où il conclut : Id quod nostro animulculo cœlesti omnium optime convenit.
En fait, c'est le Lézard qui est resté. La Gloire de Louis XIV, comme plus tard la Gloire de Frédéric, s'est évanouie dans les cieu.x, et l'inoilensif animal est encore là, étonné sans doute de tant d'honneur. J'engagerai à peine mes lecteurs à le chercher, car il n'est vraiment composé que d'étoiles insignifiantes (insignifiantes ! le qualificatif n'est pas modeste de notre part, car chacune de ces étoiles est bien plus importante que notre Terre tout entière ; mais enfin, tout est relatif); néanmoins, pour ne rien laisser à désirer, comparons aussi les étoiles de ce petit astérisme, en commençant par les observations de Royer et Anthelme (1670). Inscrivons-les par ordre actuel de grandeur.
ÉTOILES DE L.i CONSTELLATION DU LÉZ.\RD 1U70 1684 1700 1800 1S40 18C0 1880