‹ Les étoiles et les curiosités du ciel; description complètes du ciel visible à l'oeil nu et de tous les objets célestes faciles à observer; supplément de l'Astronomie populaireChapitre 116 sur 411 · LES CONSTELLATIONS DU ZODIAQUE ÎOI · texte numérisé non relu

LES CONSTELLATIONS DU ZODIAQUE ÎOI

des mondes de notre système, sa contemplation et son étude se doublent pour nous d'un intérêt spécial, car, en dehors de ses richesses sidérales, c'est toujours vers elle que nos regards devront se diriger lorsque nous aurons à chercher une planète quelconque, lorsque nous voudrons observer une curiosité planétaire de notre grande famille : aujourd'hui les bandes nuageuses de Jupiter ou son cortège de quatre satellites, demain l'anneau mystérieux de Saturne, après-demain les phases de Vénus ou de Mercure, plus tard les continents et les mers de notre sœur voisine, la planète Mars.

Au moment où j'écris ces lignes (septembre 1880), Jupiter étincelle de tous ses feux,et règne en souverain sur les constellations du soir. Il habite la constellation des Poissons; mais ce n'est pas elle qui pourrait le faire reconnaître, car elle ne se compose que de petites étoiles qui se trouvent éclipsées par la lumière dominante de l'éclatante planète. Au contraire, il se signale de lui-même par cette vive lumière qui frappe les regards les plus inattentifs, et chaque année, à l'époque où Jupiter apparaît, chacun se demande quel est ce nouveau visiteur céleste. Pour le nommer, l'important est de connaître cette époque. Lorsque nous aurons terminé la description des constellations, notre premier soin sera d'indiquer les moyens de reconnaître chaque planète dans le ciel. Quant à Jupiter en particulier, puisque tout le monde l'admire cet automne (*), remarquons qu'il a commencé de briller à l'est, le soir, au mois d'août ; qu'il s'élève en ce moment (septembre) un peu plus dans le ciel et marque le sud-est; qu'il va passer au méridien à minuit, c'est-à-dire marquer le sud, en octobre. Puis il se lèvera de plus en plus tôt, passera successivement au méridien à 11 heures, 10 heures, 9 heures, 8 heures du soir, brillera encore au sud en novembre, puis au sud-ouest (décembre), puis à l'ouest (janvier). Eh bien, c'est la même répétition tous les ans, avec un mois de retard à peu près, et personne ne devrait s'y tromper après avoir lu V Astronomie po2:)ula,ire et son Supplément. Regardez-le cette année, et vous le retrouverez l'année prochaine sans éprouver le moindre doute sur son identité. Personne ne devrait plus aujourd'hui s'étonner de l'apparition de Jupiter : le soir à l'est en août 1880, en septembre 1881, en octobre 1882, et ainsi de suite. On ne pourrait le

(•) Je laisse à cette rédaction son caractère d'actualité, quoiqu'elle ne doive pas être lue immédiatement par tous les lecteurs de cet ouvrage; car ces indications pourront servir de point de repère pour toutes les époques. Tous les ans, au moment de l'apparition de Jupiter, je reçois une centaine de lettres portant la même phrase : « Quelle est cette brillante étoile ? » etc. J'espère que mes lecteur? ne s'y tromperont dIus.

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