LES ENSEIGNEMENTS DU CIEL
ments que nous avons décrits à la fin de V Astronomie populaire, et sur lesquels nous reviendrons en détail un peu plus loin, et comme il s'agit toujours ici « d'astronomie populaire », nous passons sous silence tous les faits célestes qui ne pourraient être observés qu'à l'aide d'instruments supérieurs. Ces pages sont écrites pour tous ceux qui désirent entrer en relation avec les merveilles de l'univers, sans fatigue et sans difficultés : j'ouvre la voie aussi largement que possible, dans l'ambition peut-être téméraire d'y engager tous les voyageurs de l'infini, tous les contemplateurs du vrai, tous les penseurs altérés de science, tous les amis de la nature. Aucune crainte de satiété. Le ciel est plus profond que la mer. Les spectacles de la terre ne sont qu'un songe devant ceux de l'éternel univers. Quelle est l'âme dont les ailes ne frémissent pas devant les abîmes d'en haut? quel est l'esprit pensif qui n'éprouve pas en face de ces grandeurs It vertige de l'infini ?
Ainsi, simplement, insensiblement et sans efforts, nous construisons ici la description complète du ciel, étoile par étoile, pour toutes les observations qui peuvent facilement se faire à l'œil nu, ou être trouvées à l'œil nu s'il s'agit d'une curiosité télescopique quelconque accessible aux instruments de faible et moyenne puissance. Chacun pourra désormais entrer en relation directe avec le ciel.
Dans le voisinage du pôle, remarquons maintenant la constellation de Céphée, ancien roi d'Ethiopie, mari de Cassiopée et père d'Andromède, dont nous examinerons plus loin la légende mythologique. Il se nomme aussi sur les cartes arabes Al-Multahib, le Flamboyant. Ce héros a un pied sur le pôle, l'autre sur la Petite Ourse, est coiffé d'un turban et d'une couronne, et tient d'une main un manteau et de l'autre son sceptre royal. (Nous l'avons déjà admiré sur notre planche de la page 9.) Pour reconnaître cette constellation dans le ciel, chercher près de la Polaire en s'aidant de notre fig. 11, p. 24 : on remarquera trois étoiles alignées, y, tetâ ; la première est de S'' grandeur un tiers, la seconde de 4% la troisième, â, de 4^ grandeur en moyenne, varie de 3,7 à 4,9 dans la période rapide de 5 jours 8 heures 47 minutes, et à ce point de vue-là elle offre un intérêt particulier à l'observateur attentif. A peu près parallèlement à la ligne de ces trois étoiles, on en remarquera trois autres, x, (3 et a, qui sont respectivement de 4,5, 3,4 et 3,0 : a est la plus brillante.
Voici l'ensemble de ces étoiles et l'éclat observé sur elles depuis deux mille ans :
ÉTOILES PKINCIPALES DE LA CONSTELLATION DE f.EI'HÉK DEUX MILLE ANS D'OBSERVATION.
Etoiles
IGOU