‹ Les étoiles et les curiosités du ciel; description complètes du ciel visible à l'oeil nu et de tous les objets célestes faciles à observer; supplément de l'Astronomie populaireChapitre 164 sur 411 · LA VIERGE E · texte numérisé non relu

LA VIERGE E

d'étoiles, est levée vers l'amas de la clieveluru : on peut penser ([u'il formait autrefois la gerbe primitive des épis placés à portée de sa main.

Aratus, Ilipparque, Ptolémée, appelaient cette constellation Parthenos a la Vierge ». Elle devint ensuite, dans la poésie : Cérès, déesse des moissons ; Thémis, déesse de la justice (à cause de la Balance qui est à ses pieds) ; Astrée, fille de Jupiter et de Thémis, que les crimes des hommes forcèrent à remonter au ciel à la fin de l'âge d'or; Diane d'Éphèse ; Isis d'Egypte, Atergatis ou la Fortune ; Minerve, mère de Bacchus; Erigone, fille du Bouvier, la Syhille de Virgile qui, un rameau à la main, descend aux enfers ou sous l'hémisphère. On lui a mis parfois un enfant dans les bras, comme à l'Isis égyptienne. La circonstance assez curieuse qu'autrefois au solstice d'hiver, vers le 25 décembre, la Vierge donnait naissance au retour du soleil Sauveur, et que lorsqu'elle se lève elle est précédée au milieu du ciel par la Crèche, devant laquelle marchent, d'orient en occident, la belle étoile du précurseur Procyon et les Trois Rois mages, tandis qu'au-dessous d'elle gît le Serpent de l'Hydre ; ces rapprochements, dis-je, ont conduit certains commentateurs à supposer que la Vierge Marie n'avait jamais existé, pas plus que Jésus, image du Soleil, et qu'il n'y avait dans leur histoire qu'un mythe astronomique oriental. Ce serait aller un peu loin, et l'induction est plus ingénieuse que légitime. On a démontré de la même façon que Napoléon n'a jamais existé, et qu'il n'est, lui aussi, qu'une image symbolique de l'astre du jour. En effet, son nom lui-même signifie nouveau soleil, nouvel Apollon : Né-apolio, comme on le voit encore aujourd'hui gravé sur le socle de la colonne Vendôme ; il est né vers l'Orient, dans une île, au sein des ondes, et sa mère n'est autre que la joie du lever du Soleil, Lsetitia,; il s'est éteint dans la tner occidentale y emporté par les hommes du nord vers les antipodes ; il avait douze compagnons de guerre, douze maréchaux : ce sont les douze mois de l'année ; etc. Mais cet infatigable guerrier a régné assez réellement pour tuer cinq millions d'hommes; et nous avons de même des témoignages historiques suffisants, quoique d'un autre ordre, pour admettre que le philosophe de Nazareth a incontestablement existé.

L'imagination des dessinateurs s'est donné un libre cours dans les représentations variées des constellations zodiacales, et un volume comme celui-ci ne suffirait pas si nous voulions reproduire tous ces curieux dessins. Pour la Vierge, entre autres, le choix est considérable et nous édifie complètement sur le dédain avec lequel les artistes de l'époque traitaient les étoiles; qu'il nous suffise d'en donner ici

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