‹ Les étoiles et les curiosités du ciel; description complètes du ciel visible à l'oeil nu et de tous les objets célestes faciles à observer; supplément de l'Astronomie populaireChapitre 166 sur 411 · LES ETOILES DE LA VIERGE · texte numérisé non relu

LES ETOILES DE LA VIERGE

d'Hippai'cjuc, rétoile â nvàV([mnt rôpaule droite de la Vierg-e : Ptolémée nous dit qu'il l'a descendue au côté, parce que l'ancien dessin taisait cette épaule beaucoup trop grande. En astrologie, et chez les Arabes surtout, ces étoiles de la Vierge étaient considérées comme exerçant une heureuse influence sur les destinées humaines, parce qu'elles brillent entre le Lion et le Scorpion, « le Lion n'étant hostile que par la tête, les dents et les griffes, et le Scorpion par la queue et le dard »... Heureux temps !

C'est l'Epi de la Vierge qui, avec Régulus, fit découvrir à Ilipparque la précession des équinoxes et la véritable durée de l'année, par la comparaison de ses observations avec celles faites par Aristillus et Tymocharis, 170 ans avant lui. Cette belle étoile, qui joua un si grand rôle dans l'astronomie ancienne, gît à une distance incommensurable de notre atome terrestre, malgré son éclat ; toutes les recherches faites pour lui trouver une parallaxe sont restées infructueuses. Son spectre appartient au premier type, au type de Véga, Sirius, Castor, Régulus, Rigel, Altaïr, étoiles blanches, très photogéniques {voy. la photographie, p. 211), prédominance de l'hydrogène, astres plus éblouissants mais moins chauds que les soleils aux feux d'or, tels qu'Arcturus et Capella, qui appartiennent au second type spectral. Cette brillante étoile s'éloigne de nous.

Les annales de l'astronomie nous ont conservé l'observation du passage de Saturne tout contre l'étoile y, arrivé le l^*" mars de l'an 228 avant notre ère.

L'étoile â est une belle étoile jaune qui appartient au troisième t3'pe des spectres, comme Antarès, a d'Hercule et Mira Ceti.

L'étoile Y), autrefois de troisième grandeur, est actuellement de quatrième ; elle diminue lentement depuis deux siècles. Déjà elle avait diminué au temps de Tycho.

1 est descendue de la quatrième à la cinquième.

Au contraire, v, o et t se sont élevées de la cinquième à la quatrième.

9 a été estimée de 4" par Tycho, Hévélius, Flamsteed ; de 5% par Bayer, Piazzi, Argelander, Heis; de 6% par Bessel. Elle varie au moins de 4 | à 5 1.

16 c s'est élevéede la sixième à la cinquième.

L'étoile gf, au nord-ouest de a, est appelée par tous les astronomes tFlamsteed, Mayer, Piazzi, Baily, etc.,) 49 gf, et identifiée avec une étoile signalée par Ptolémée,Sûfi, UlughBeigh, Tycho, etc., àl'ouest de l'Epi. C'est là une erreur. L'étoile des anciens correspond à 49 ou à 50 de Flamsteed; mais 49 n'a jamais correspondu à g de Bayer. On

a été jusqu'à en conclure que cette dernière étoile n'avait jamais existé ; or, elle existe parfaitement, je l'ai souvent observée ; elle est actuellement de sixième grandeur, comme au temps de Bayer. Nous reviendrons tout à l'heure sur ce sujet.

ÉTOILES PRINCIPALES DE LA CONSTELLATION DE LA VIERGE DEUX MILLE ANS D'OBSERVATION

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70 h s'est élevée pendant notre siècle du 6* au 5^ ordre d'éclat.

G8 i varie certainement de 5 à G : elle est orangée ; son spectre

appartient au quatrième type, qui se compose surtout des étoiles

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