LES CURIOSITES DE LA VIERGE
Fig. 270. — La nébiiljuse double M. 61, de la Vierge.
réservée à la maturité des siècles futurs. Au nord de cette nébuleuse
on remarquera une étoile double, fine, mais facile : 6,6 et 9, à 20", rose et rouge foncé :
c'est FI. 17.
.Mais de toutes les merveilles de cette constellation, l'une des plus attachantes est sans contredit la splendide étoile double y de la Vierge.
Ses deux composantes, fort brillantes, sont de troisième grandeur, et écartées actuellement ù 5" de distance angulaire. C'est l'un des plus beaux couples
à observer, c'est l'un des premiers découverts au télescope^ et c'est l'un de ceux qui ont été le plus assidûment suivis par les astronomes. Dès l'année 171 8, Bradley, après avoir dédoublé cette belle étoile, constatait, en regardant d'un œil dans la lunette et de l'autre dans le ciel, que la ligne de j onction des composantes était parallèle à une ligne passant par a et (î de la Vierge, ce qui correspond à un angle de 331**.
Depuis cette époque, le couple a tourné de près d'une révolution totale, suivant une ellipse a iez allongée dans laquelle le périhélie est arrivé en 1836 : les deux étoiles ont été tellement rapprochées qu'on a cessé de les distin( uer séparément, et que l'astre paraissait parfaitement rond. Voici es positions principales :
•ïv-
Fig. 271. — L'étoile double y de la Vierge.