LES ÉTOILES DE L'HYDRE
d'abord le couple charmant de e : 3* | et 7" ^, jaune et bleue, couleurs ravissanW-j; distance = 3",5. C'est un système orbital assez serré, mais les deux composantes ne tournent- que lentement l'une autour de l'autre : 27" seulement de parcourus depuis 18*25; à ce taux, la révolution totale demanderait 700 ans pour s'accomplir.
54, au sud de a Balance et près de y à l'ouest : 5" et 8% à 9", jaune et violette, couple facile. On désigne souvent cette étoile sous des noms différents; Smyth et Webb l'appellent 10 de l'Hydre, Bode 73 de l'Hydre, John Herschel 30 de l'Oiseau solitaire, constellation insignifiante introduite là en 1776 par Lemonnier, en souvenir de cet oiseau des Indes. Mais cette étoile est bien correctement la 54" de l'Hydre du catalogue de Flamsteed. (L'Oiseau dont nous venons de parler, a Turdus Solitarius », est visible sur notre fig. 263, p. 369, près du plateau austral de la Balance, et posé sur la queue de l'Hydre. J
T* : 5" et 8% à 65'^ Couple très écarté.
A 1° nord précédant cJ, dans la tête : P. VHI, 108, 6' et 7% à 10"; beau couple, agréablement groupé avec d'autres étoiles.
Sous la Coupe : P, XI, 96, 5^ et 6" |, à 10". On met souvent cette étoile dans la Coupe dont elle porte le n° 17 ; mais elle en est vraiment trop éloignée, et elle appartient au corps même de l'Hydre par sa position.
Ce sont là les curiosités les plus remarquables et les plus accessibles à l'observation. Mais, avant de quitter l'Hydre, voyons ce que ses deux acolytes, la Coupe et le Corbeau, présentent d'intéressant à l'observateur du ciel.
Nous connaissons déjà l'épisode mythologique de leur annexion au grand Serpent équatorial. L'un et l'autre de ces deux astérismes ne se composent que d'un petit nombre d'étoiles. La Coupe en compte treize principales, que voici :