POSITIONS DANS LE CIEL ET ÉPOQUES LES PLUS FAVORABLES
Le ciel n'a maintenant plus de secrets pour nous, du moins ce ciel étoile qui se développe chaque soir devant tous les yeux, et que presque personne ne connaît encore. Nous pouvons désormais nommer par leurs noms toutes ces étoiles qui brillent à la voûte céleste pendant la nuit profonde; et quelle que soit l'étoile que nous désirions connaître, nous pouvons la trouver immédiatement dans cette géographie supérieure, dans cette uranographie. Cette connaissance du ciel visible à l'œil nu est maintenant complète en elle-même. Mais il nous reste encore une lacune à combler pour que tous nos désirs soient satisfaits. Nous avons appris à connaître les étoiles^; il importe maintenant que nous reconnaissions les planètes. Les premières sont fixes, et nous les retrouverons toujours aux positions où nous savons qu'elles demeurent. Les secondes sont mobiles et ne restent pas deux années, deux mois, deux semaines de suite à la même place. Cependant il est indispensable à notre instruction astronomique que nous sachions les distinguer des étoiles, lorsqu'elles brillent sur nos têtes, et que nous connaissions les époques les plus favorables pour leur observation. C'est ce que nous allons essayer de faire, en apportant dansi ce petit travail spécial toute la méthode et toute la simplicité requises pour arriver facilement à des résultats précis.
Sans nous préoccuper des centaines de planétoïdes qui circulent entre Mars et Jupiter, et dont l'observation n'intéresse que les astronomes de profession, nous allons étudier successivement les marches
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et les aspects des sept planètes principales de notre système : — Neptune, Uranns, Saturne, Jupiter, Mars, Vénus et Mercure, — apprendre à les reconnaître et à les observer.
La province extérieure de notre vaste république solaire, le monde de Neptune, qui n'est jamais visible à l'œil nu pour nous, quoique en réalité son volume surpasse de 85 fois celui de notre patrie terrestre^ n'offre sans doute lui-même qu'un intérêt ])ien secondaire à l'observation populaire du ciel. Cependant, pour ne rien laisser à désirer, et dans le cas où quelques-uns de nos lecteurs auraient la curiosité de chercher ce monde neptunicn, dont le trident marque la frontière du système, à un milliard de lieues d'ici, et de constater personnellement l'existence de cette planète qui a été le triomphe du calcul et l'une de plus belles victoires de la théorie astronomique, nous commencerons par indiquer ici sa position parmi les étoiles et l'époque de l'année où son observation est la plus facile. Nous examinerons ensuite successivement chacune des autres planètes.