‹ Les étoiles et les curiosités du ciel; description complètes du ciel visible à l'oeil nu et de tous les objets célestes faciles à observer; supplément de l'Astronomie populaireChapitre 325 sur 411 · OBSERVATIONS INTÉRESSANTES. — LE SOLEIL · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS INTÉRESSANTES. — LE SOLEIL

OU verres foncés, que l'on visse à l'oculaire lorsqu'on veut regarderie Soleil- ce sont des verres chimiquement colorés, qui atténuent les rayons lumineux ; les bleus sont préférables aux rouges, parce qu'ils atténuent aussi les rayons calorifiques, Il ne faut pas laisser trop longtemps l'instrument directement pointé vers le Soleil, parce que Toculaire étant naturellement au foyer, s'échauffe, et que le verre noii- peut éclater devant l'œil ; accident sans gravité d'ailleurs, attendu quele petit verre se fend tout simplement, et que l'œil surpris se retire immédiatement; mais il vaut mieux l'éviter, et il suffit pour cela de tourner légèrement l'instrument dans les moments de répit de l'observation.

Pour pointer sans fatigue l'instrument sur l'astre énlouissant. il y a deux moyens bien simples. Si la lunette est petite, non m^unje ^^^^ chercheur diri"-ezla, de la main seulement, vers le Soleil, et recevez son ombre sur une feuille de

papier ou sur le parquet : lorsque l'ombre est réduite à son minimum, qu'elle n'a plus, dans tous les sens, que le diamètre de la lunette, que le corps de l'instrument n'ayant plus d'obliquité par rapport au soleil ne produit plus d'ombre, l'astre est dans le champ de la lunette. Si l'instrument est muni d'un chercheur, commencez toujours à le tourner comme précédemment dans la direction du Soleil ; puis, en ayant soin de prendre l'un des verres noirs pour regarder dans le chercheur, amenez le Soleil à la croisée des fils : il est dans le champ de la lunette. Mais ayez soin de ne pas vous précipiter à l'oculaire sans y visser la bonnette.

Il ne faut pas s'attendre à trouver tous les jours des taches sur le Soleil. L'astre reste quelquefois des mois entiers sans en offrir une seule à la curiosité des astronomes, et déjà nous avons vu que certaines années sont privilégiées à cet égard. La variation est périodique. Dans les années de maximum, on a compté jusqu'à trois cents taches et davantage dans le cours de l'année; aux époques de minimum, ce nombre se réduit à une vingtaine. Les dernières aimées de maximum ont été les années 1848, 1860 et 1871 ; nous pouvons nous attendre à ce retour en 1882 : ainsi nous entrons dans la période la plus riche à cet égard. Les dernières années de minimum ont été 1855, 1867 et 1878. En moyenne, du maxùnum au minimum suivant sept années s'écoulent, tandis que quatre seulement séparent un minimum du maximum suivant. C'est assurément là l'un des phénomènes les plus curieux que nous connaissions dans la phyeique de l'univers. Nous en ignorons absolument la cause.

Fig. 394. — Type de taches solaires, vues avec un grossissement de 300 fois.

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