‹ Les étoiles et les curiosités du ciel; description complètes du ciel visible à l'oeil nu et de tous les objets célestes faciles à observer; supplément de l'Astronomie populaireChapitre 358 sur 411 · ETOILES VARIABLES PERIODIQUES · texte numérisé non relu

ETOILES VARIABLES PERIODIQUES

Ce tableau est fort instructif. Il nous conduit aux déductions suivantes :

i° Plusieurs périodes sont excessivement rapides, descendant à 24 heures, et même à moins encore. Il semble que ce soit là l'indice de mouvements de rotation de ces lointains soleils, plutôt que de révolutions de planètes ou d'anneaux produisant des éclipses partielles. Ces étoiles à périodes très rapides sont généralement assez brillantes (12 sur 22 sont visibles à l'œil nu), et l'amplitude de leur oscillation n'est pas considérable (1 à 2 ordres de grandeur seulement).

2° Un second groupe de périodes se place entre 27 jours et 71 jours.

3° On n'a pas encore remarqué une seule période comprise entre 71 et ï20 jours. Il y a là l'indication d'une cause naturelle à étudier.

4° Les autres étoiles variables périodiques se placent toutes entre 120 et 722 jours. Elles peuvent être divisées en trois groupes; mais les périodes se suivent d'assez près, sans nouvelles lacunes. Selon toute probabilité, ces astres sont d'une autre nature que ceux de nos deux premiers groupes. Ils sont généralement peu brillants, invisibles à l'œil nu, et l'amplitude de leur variation est souvent considérable, s'élevant jusqu'à 4, 5 et 6 ordres de grandeur. — Il est probable que a d'Hercule, dont la période de 233 jours se compose de souspériodes de 60, 38 et 26 jours, devrait être comprise parmi les étoiles de notre second groupe.

5" On ne connaît encore aucune étoile périodique régulière et certaine dont la périodicité s'élève à plusieurs années.

6° Sans qu'on puisse décider encore quelle est la cause productrice de ces variations périodiques, on peut classer, par ordre de probabilité : d'abord la rotation d'un astre dont la surface n'est pas homogène en intensité lumineuse» ensuite la révolution d'un anneau nébuleux tournant dans le plan de notre rayon visuel, enfin celle d'une grosse planète causant une éclipse partielle. Cette dernière hypothèse ne peut s'appliquer que dans les cas restreints où la diminution de lumière est très courte relativement à la durée de la période, comme dans l.yexemple d'Algol, de S du Cancer et de quelques autres ; mais tel n'est pas le cas général. Enfin on peut encore voir là des phénomènes périodiques analogues à celui de nos taches solaires, dont la période est de 11 ans, mais plus rapides et plus accentués : ces soleils se voileraient périodiquement de taches ou de nuages, comme s'ils»étaient soumis à de véritables alternatives de saisons dues soit à des marées causées par l'attraction de leurs planètes, soit à une sorte de rythme inhérent à leur propre constitution physique. La coloration rouge que l'on remarque sur la plupart de ces étoiles indique d'ailleurs une constitution spéciale, confirmée par l'analyse de leur spectre. Il est probable que ces lointains soleils sont à leuis dernierà siècles et prêts à s'etcinjjc. "

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