‹ Les étrangères. Poésies, traduites de diverses liteèraturesChapitre 17 sur 73 · LE PIBROCH DE DONALD DHU · texte numérisé non relu

LE PIBROCH DE DONALD DHU

« Gronde, ô pibroch de Donald !

De ta voix sauvage, Somme le clan de Conwald,

Montagne et rivage!

Accourez, chefs et soldats,

Cœurs ivres de vie ; Accourez, car aux combats

Donald vous convie.

« Accourez des creux vallons,

De la gorge fière; Inverloch tient nos pennons,

Nos clairons de guerre.

Viens de partout, plaid guerrier,

Qu'un loyal cœur porte; Viens, bonne lame d'acier,

Que brandit main forte.

« Laissez les bœufs sous le ciel,

Moutons en fourrière, La fiancée à l'autel,

Le mort dans sa bière ; Laissez filets, bateaux, lacs,

Laissez toute proie; Boucliers et coutelas,

Seront votre joie !

« Venez, comme l'ouragan Quand il tord l'ombrage,

Comme bondit l'Océan Les jours de naufrage.

Vite, vite, pour le bal, Pour le bal du glaive,

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