‹ Les étrangères. Poésies, traduites de diverses liteèraturesChapitre 32 sur 73 · PRESSENTIMENT · texte numérisé non relu

PRESSENTIMENT

Quelque part, un jeune sapin *

Dans le bois pousse; Un rosier, dans quelque jardin,

Croît sur la mousse.

Le sais-tu, ce vert arbrisseau ,

Ces roses blanches, Doivent décorer le tombeau

Où tu te penches.

Vois bondir ces deux poulains noirs

Dans l'herbe tendre ; A la ville, un de ces beaux soirs,

Ils vont se rendre.

C'est peut-être eux, chevaux de deuil,

Lente crinière, Eux qui traîneront ton cercueil

Au cimetière, Avant qu'usé soit sous leurs pas

Qui peut le dire?

Le fer qu'à leurs sabots, là-bas,

Tu vois reluire.

De l'allemand. Mœrike.

XXXI v

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