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LE VRAI BARBIER

« Puisqu'il me faut en philistin

« Porter rase la joue, « Que ma barbe, encor ce matin

« Du moins, fasse la roue.

« D'humeur colère, ventrebleu !

« Faisons pour m'égayer un peu,

« Trembler quelque maroufle !

« Hé! fricasseur, à mon coursier, « Vite, un quartaut d'avoine !

I 5 2 RHYTHM ES CONNUS.

ce En outre il me faut un barbier;

« Cherche le plus idoine.

« Chien de pays ! pays de loups !

« Rien de passable en tous ces trous,

« De bons raseurs, pas l'ombre.

« Avance et vois, gros barberot ;

« Cent batz à qui me rase.

a Mais j'ai la peau tendre, maraud,

« Et si, le ciel t'écrase !

« Tu m'égratignes tant soit peu, « Tonnerre! tu verras beau jeu;

« Tu connaîtras ma dague. »

Sur table, il la plante; on peut voir L'acier pointu reluire.

Barbe et cheveux crépus, l'œil noir, Avec mauvais sourire,

En veste courte à gros galons,

S'assied alors l'homme aux jurons, Cavalier peu commode.

Le barbier a froid dans le dos ; Le rasoir il repasse,

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