‹ Les etrangleurs de l'Inde drame en cinq actes et neuf tableaux dont un prologueChapitre 1 sur 83 · SCÈNE PREMIÈRE PENJAD, Kl SNA, LES THUGGS -odomi · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE PENJAD, Kl SNA, LES THUGGS -odomi

pekjab. Ln ciel, la nuit, la mer sont tranquilles... et le jour approche, [il va ver» Kitiu.) Kisna?

kisna, m dreuant. Maître.

penjad, •i ; u»'tiant le» Thogj». Je te croyais endormie comme

ceux-là.

ki sna. Ceux-là ignorent pourquoi tu le* conduis, chaque nuit, au bord de l'Océan indien; moi, je sais pourquoi, et j attends, comme toi, avec espérance et lièvre.

LES ÉTRANGLEURS DE L’INDE

Penjab. Avec espérance!,.. Nous sommes à la dernière nuit... et partout le calme...

ki sna. Il s’en faut encore d'une heure jusqu'au lever du soleil. Que noire Dieu Siva, l’auteur de la dcMruclion toute puissante, fa-'*o un signe... et le calme devient tempêta.

penjab, aprJ» uu« ptuw. ki*na, la longue attente fait germer le doute. Radia-moi la prophétie oui, chaque année, m’amène obstinément à ce rivage. IletWmoi les paroles immuables que l'initié a trouvées dans le» vérins.

k i s n A, prof briiqti*. » Durant un siècle, les Indes seront courbées sou» i i lui Étrangère. Butru le premier pt le dernier croissant de lune du mois des tempêtes, Siva, Dieu du mal, soulèvera, au cap ténébreux, l’ouragan qui portera sur la rive de nombreux naufragés. Que l'Indien résolu à briser les chaînes de la pairie veille cette nuit -là, implacable pour toutes les victimes... hormis pour la dernière... »

PEN JAI. Pour la dernière!..,

kisna. « Oui me sera dévouée pour devenir l'instrument de la j délivrance indienne. #

penjab. Delà délivrance indienne!... Siva, Dieu de la ven- ; gc.int e, nous sommes au cap ténébreux. Tout ce qui dans la pro- : jihétie dépendait de l'Indien résolu, je l'ai accompli... et /attends, /attends, «ns cesse, en retour,... cette tempête et ces naufragés!... e t voici que la dernière nuit de la dixième année d'attente \a s'achever encore,... inexorable de calme et de solitude... (Le ciel a'aaMBbril.)

kisna, i. omum u icioi- <i«ii iiirpariii. Maître, regarde...

penjab. La lune déparait I...

kisna. Plus d’éloilos..,

penjab. Le vent so lève...

kisna. Ce nuage là-bas...

penjab. Sombre et grandissant...

kisna. Le (lut a frissonné I

penjab. Kisna, est-ce la tempête pi omise T (Un rwVmrni dn tonmm lointain. LetThugg» te rtvcilUnt n «n l> vent npidenrot en ailt-nu.)

kisna, »v«r on trwni uniagc. N'en doute pas, maître... Quand un malheur, une angoisse s’apprêtant... je me suis toujours sentie tressaillir d'aise... Maître, n’en doute p»s... c’est l’our.igan... puisqtfe je frémis de joie.

PENJAB, contrniplaat Ira JltaoaU. Oui, OUI... Le ciel est noir!... Les vagues s’enflent î... Le tonoerre sairaonee dévorant?... Ça devient beau!... Maintenant les naufragés ?...

KISNA. Ils doivent étro proches... sur un vaisseau condamné à la foudre... je le sens au bonheur qui me lord le cœur!... Regarde au détour des brisants...

penjab. Oui, oui, un vaisseau. (Coup de ration lotntAtn.) Le canon de détresse 1

kisna. Le navire va sombrer.

i en j a r. ils mcUcnt la chaloupe- à la mer. (Aux Tbaggi, dt-boui sur le» rocher». i Agile» vos torches, et, lorsque l’éclair luira, qu'on regarde quel pavillon t (Uo éclair.)

LES Tiiuooa. Européenl

penjab. Européen I Creuse» la fosse. (Apparition de u riiaieupe.) les naufragés. Au secoure! des cordes I UNE VOIX DK FEMME. SlUVVZ IHOIl enfant ! ...

penjab. A l'œuvre!... et que chaque naufragé devienne cadavre! (La tempêtr »'e»t Mrrvo; U cfaaloup* »'■ »* rapprocloo de» brmati , la foudre «Pdale el t'enharialioa chavire. I. os Thoggs *•> sont r<p*oJ«i« au bord de la mer | <ior rrcatillir le* mrafrngF».)

LES T II UO GS FOSSOYEURS, aoriaul de la earcrae. La fosse est prêle, maître.

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