SCENE
LES PRÉCÉDENTS, Eatrieriu *on>|H«unu cortcfc «tu «jab. - Sphiiulidt» tetlamtit. — Au BlUlCd, PENJAB **«f MINDIIA riiorclaote dt piernrîei. — D:uu I* cortéjc, KISNA, SÉGOR, DJBLLA. lb gouverneur, allant M-d«rui du Penjab- Voilà, prince, une charmante surprise I > VI) N ET, regardant Mindha. C'Oàt elle !
PB nias. Milord, j'ai su que U fête que tu donnais ce soir rassemblerait chez loi les principaux envoyés des diverses puissances d’Europe.
le gouverneur. Ite y sont tous, et votre venue complète la lète; car, pour tous, vous représenta: magnifiquement l'Inde, votre patrie.
penjab. Milord, veux-tu me présenter les fiivopéens? (u*
iatitca » uni groupé* par Miiouiiiia.)
LE OQUVBRN EUR, va ire< Penjab ven toi Portugal*. Don Sébastien Toréja, consul portugais.
pen/ab , l'incRoaei. Il e»t juste de commencer par le Portugal... {« (oomiI portugaii.) Ce furent deux dos liens, Barlitélemy Diaz et Vasco de Gama, qui ouvrirent la route de l'Inde à l’Europe.
LE GOUVERNEUR, pamnt à «l'autre*. Van Noël... l'un de nos grands industriels hollandais.
penjab. Après le Portugal, ce fut la Hollande qui le rejoignit dans nos mers.
LC GOUVERNEUR, pmaat au Frayai*. M. lecomlede Monlbrun, consul français.
penjab. au «mat*. L’hisiloire du siècle dernier m'a raconté la I grandeur de ta patrie parmi nous.
lecomte. Oui. prince... Dupleix et Bussy furent d'iüusU'es français.
pe nj a r, au goovenjsor. Eniiu, vient l’Angleterre, toute-puissante aujourd’hui.
le gouverneur, toariui. S’en plaindrait-on, cher prince ? penjab. Gouverneur, présente-moi ton neveu, le commandant Georges Sydney. (L« $outern*ur va ver* Sydney.)
SÉGOR, auxiftux. à part à MumUu, Mindha, te souviens-tu de ton serment?
mindba. Oui, Ségor.
le gouverneur. Viens, Georges. <n k cuuduil à Penjab.) J penjab, toi ieodan« u nam. Salut! ami.. Reste auprès de moi. balbm, h séttn. Que médite Penjab, Sélim ?
sÉLiM. Je cherche... et ne trouve pas.
mon ré al. b nad .11.1' u Dtangy. Où veut en venir l’Indien ? (Tes* au«atîfi. P.-njab entre Sydney et Min-Ju, Sésor dam-™ Mindha. . Kiw i n fond, «a cotisa» tonobrv si èuaage.)
penjab, a ra*$en,v- Vous tous, les grands d'Europe, j’ai souhaité vous rencontrer ensemble, et voici que je suis satisfait... ^au suoTcmear.l Milord gouverneur, tu m’as dit que j’étais pour tous renvoyé des Indes... psree qu’en moi se rencontraient une race illustre, des richesses royales, une âme fidèle à ses dieux, à scs lois, à ses amitiés.
le gouverneur. Oui, prince. Je l’ai dit et joie crois. penjab. Tu as raison,... et j'accepte de représenter ici mon pays pour parier en son nom... Beaucoup ont appelé notre Inde ennemie née de l'Europe. Ils ont mal jugé. LTnde, féconde et hospitalière, a place pour les étrangers aussi bien que pour scs enfanta... et Vichnou, dieu du bien, dontje suis le prêtre, regarde d'un uni également favorable l'Indou et l’Européen.
SÉLIM et l«* INDIENS. Que dît-il?
séoob, dont r*inuuoa croit, k Miudbii. Mindba, souvien s-loi !
mindha Oui, Ségor.
penjab. C'est pourquoi... je nomme sainte et durable l'amitié entre l'Indou et ('Étranger, et je jure ici... Approche, Djetia.
(Oj#lla apporte «or «b ccumio on livre rkhwoenl relié et I* place déviai P«»j*b.) Je jure sur les versets sacrés de nos livres suints...
sélim. Penjab, sais-tu que ce serment est le plu 6 terrible que puisse faire uu brahmine?
penjab. Je le 11 sais.
sa lem. Alors prends garde à ce que lu vas jurer. penjab, <it«j>d*at la nais. Je jure alliance immuable entre ITudc et 1 Europe.
les indiens. Rajah I
PENJAB Isa regard* m watoteAUl u nain Jtendoe Mar le ütid ; pois
i Miodiia. Mindba... ma fille, iure pareillement...
M INDU A, étendant la aaû- Je le jure. (Ella r. riant k la place.) penjab, u& ..«ropéa#*. Vous venez de l'entendre. Ce serment commande plus aue des promesses, et, violé... devient la pet t * 1 du parjure... Je vais le sceller devant loua de mon sang. . . Milord Gouverneur, tu m’as demandé, pour ton neveu, Mindba, ma lillc, en mariage ?
le gouverneur. Oui. prince.
PENJAB, à Mjodha loi désignant Sydoejr. Mindha, voici Ion mari I (L : a tripla «i »'e*l fait entendre «J*» Sydney, Ségor «t chu* los Iruliim* ) SÉGOR, bu «I haletant k Mindba. Muafiia !
mindha. J'obéis à mon père.
ségor, k Penjab aveu f&éiuence. Rajah ! reprends ta parole... Jo suis prince, ma famille e.«t de celle des empereurs des Indes, et
r r elle remonte au soleil qui est dieu. Mes richeâtus resplendissent l'égal des tiennes, et l'existence» do ta fille est devenue l'Ame de mon existence. Ne me tue pas en pavement de tant d'amour... Veux-tu mes mines de Golcondot... prends-Ies, mais douoe-la tnoi, elle qui m’aime !
bvd NB r. Elle laime I
ségor, k ivnj.ib. Veux-tu ma vie? Je te jure de le l'abandonner dans doux années, si, jusque-là, tu me laisses exister près d’elle... Si lu la laisses choisir et nommer... celui qu'elle préfère. .
penjab. Mindha, entre ces deux qui te demandent, lequel choisis-tu ?
mindha *» un Sydney. Sir Georges Sydney, voici ma main. Sydney. C'est moi f
SÉGOR, comme lievrna fuu. Mindha!... Mindha ! (Miodlia, tirunobite, lAi*M ** mi Ain Jus reite «te. Sydney.) Ah! maintenant... la mortl ta mort I (|] tVlaoco debor». Rima I» mit.)
Salem, k Peojat. Un paria, dont l'âme et le corps sont abjects, n’aurait pas» fait ce que tu viens de faire... Ton serment est infâme... Ce mariage est impie... Nous te renions... Adieu !
LES INDIENS. Adieu I (II* sortent.)