SCÈNE IX
MINDHA, MURRAY, mtr# wr loi dernier* mot*.
ml’ na av, t'approchant. Vous souffrez ? Quand j'entends ces deux mot» : je souffre... il me semble qu’on m’appelle,., et j’accours. mi noua. Tu ne peux rien pour moi.
mur rat. Peut-être... Une première fois déjà je vous ai montré que j’étais votre ami.
mindha. Tu veux nie rappeler que la vie de mon père et la mienne ont été à ta merci.
Murray. Oui... si j'avais parlé, vous et les vôtres auriez été saisis, jugé* et condamnés comine traîtres... mais Sydney, mou bicn-aimé, en serait mort... ©(.d'autres conspirateurs auraient pris votre place. Je me suis lu... m’en remettant à celui qui met sa grandeur à changer la vengeance en panlon, pour obtenir, en retour, l'amitié de ceux qui lui veulent du mal. Ai-je mérité la vôtre, Mindha?
m in on a. En retour de la mort, tu nousaslaixsé l’existence. Murray, je me souviens... et, puisque tu me demandes l'amitié, jo te la donne.
mlrray. Merci... Désormais l'ami peut s'offrir pour assister votre souffrance.
mindiia. Tu la connais 1
murray. Oui. (Mindha ta regarda.) Lorsque, devant moi, dans l'Inde, vous avez renié et brûlé votre couronne et votre voile d’épouse... je me suis dit ; Ils renaîtront. Lorsque, d'avance, vous fîtes io Vffia de délester votre époux et vue enfants, je me dis: Vœu sacrilège, vœu stérile! Dieu changera le mal en bien. — Et voilà quatre années, Mindha, que, malgré vous, l'œuvre divine s’accomplit. Vous voulez haïr... et vous ôtes condamnée à l'amour... vous voulez mentir, et la vérité seule monte à vos lèv res ; vous v oulez rester impassible, et de soudaines émotions vous gonflent les yeux de larmes. Mindha!... osez dire que cela n'est pas ainsi.
■in dh a. Quel est celui qui lit en moi de la sorte? murray. Oui, Mindha, vous souffrez. — Dès l'enfance, ils vous ont dressée aux exploits du mal... Pour vous les rendre faciles, on vous a dit de bannir la tendresse et d'aimer le fiel et le sang. On vous a enseigné que tel était le plaisir et l’ordre de votre dieu Siva, le plus puissant du ciel.
mindiia. Oui, ils disaient cela.
muhray. Vous l’avez cru et mis pn œuvre. Le mensonge couvrit de ses mille, iiiasipies votre visage... et les morts innocents tombèrent sous vos yeux sans vous émouvoir, par piété pour votre dieu. Aussi pus-je due au mien, quand je fus frapi>é devant vous.
let Etrangleurs de i/ïnde.
iO
restée calmai : Pardonnez-lui ! Elle ne sait pas ce qu'elle fait... cl ma prière fut écoutée.
mimxu. Elle fut écoutée î
m u an a t. Le lendemain, Sydney partait avec vous pour l’Europe, et, de ce jour, ce cœur, que vous aviez cru mort comme moi. ressuscitait aussi comme moi... et réveillé par les* dêux mêmes sauveurs: Dieu cl Sydney!
m dh a. Murray, tais-toi!
Mina at. Ce furent les mots que vous avez opposés à votre cœur qui se révoltait pour vivre: Tais-toi!... mais il n écoutait pas, restait le plus fort et grandissait sans cesse ; si bien que, lorsqu'il, un nouvel ordre de guerre vint éloigner et exposer Sydney, son départ vous saisit de trouble et de crainte... mindha. Cest vrai!
M un bat. Quand, loin de son père, est né cet enfant, Mindha, n’est-ce pas que vous n’nvpzpas eu la force de le maudire? mindha. Non, je ne l'ai pas encore maudit...
murray. Chaque jour l'angoisse augmente.
MINDHA. Oui.
murrat. Mindha, savez-vous ce que c’est... que cette lutte en vous?
MINDHA. Dis.
murray. C'est le duel de mon Dieu avec le vôtre m i n DA, iriv38itô«. Ton Dieu!.'.. Parle-rr.oi de ton Dieu! mur rat. Toute sa loi est contenue dans ces mois: Aimez-vous les uns les autres... Rendez le bien pour le mal, cl, quand vous m’invoquerez, appelez moi : Père ou bon Dieu.
mindha, troublé*. El quels sont tes heureux auxquels ton Dieu s’adresse?
mur h at. A tous; surtout à ceux qui souffrent.
MINDHA, avec «l on lutte trouvante. Murray... Va-t-en!...
Ton Dieu me lente.
murrat, a’ÿloif», ti h l’écart. Seigneur, achevez la sainte tentation. (Il retarde Mitulha avec une comprimant* tendres**.) Mindha, espérez! (il va sortir.)