‹ Les etrangleurs de l'Inde drame en cinq actes et neuf tableaux dont un prologueChapitre 46 sur 83 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les PRÉCÉDENTS, raoin* KISNA et L ENPANT.

penjab, retenant Misittu. Ainsi donc I... L'enfant cl le père... lu les aimes?

mindha. Je les aime.

penjab. Tu es chrétienne?

mindha. Jo suis chrétienne.

penjab. Tu renies ta famille, ton pays, ton Dieu? mindha. Ma famille, mon pays, mon Dieu, m'ordonnent d'assassiner mon mari et mon enfant.

penjab. Mindha, veux-tu nous revenir?

MINDIIA, le regardant. Pour les tuer? (Penjab ie Uit.) Non!... penjab. Mindha, tu es l'orgueil et l'espérance de l'Inde! Ellea salué ton départ t omme celui d’une martyre, elle a proclamé ion absence pleine de gloire, et ton retour, la venue de sa résurrection; quarante millions de frères croient aveuglément en toi, et leur obéissance à les ordres sera la foudre au service de Dieu. C'est moi qui ai fondé la puissance et, si bien que la mienne n’existe quo parce qu’on me nomme ton père... Ta désertion peut tout anéantir... Tu vois qu'il faut que tu nous restes... Mindha, reviens à nous! mindiia. Pour les luer?(Pooj«b ** uit.) Non!

penjab. Mindha, tout à l’heure, c'est à moi que tu as dû le triomphe de ton accueil, et cependant je savais tout. J avais vu Kisna et i enfant... et lorsqu’à ta vue, tous transportés, se sont écriés : Vive Mindha fidèlcl... mon cœur répondit: Non, c'est Mindha l’apostai 1 et cependant... jo t'ai acclamée sainte, libérait ice... inspi-

rée,... et quand je t’ai reçue dans mes bras... évanouie... d’épouvante, je leur ai crié : C'est de bonheur. . . gloire à Mindha ! Et l'Inde qui était là, les yeux sur nous, a répété le cri do la loi,... le cri que je voulais... parce que j'ai fait de toi le drapeau sauveur de cetto patrie dont tu voudrais maintenant... devenir le linceul I... Non, non... La vio d'un enfant et d'un homme ne coûtera pas celle d’un peuple I...

Mindha, tu m’as vu à l’œuvre... Hormis moi, Ségor f Kisna, tous te croient fidèle. Il faut qu'ils te croient jusqu'à la lin... et ils le croiront. Sur ma routo, j’ai dit arrière à tout obstacle... et tout a reculé ou disparu... Je suis habitué aux cadavres, quels qu’ils soient I

mindiia, arec t«n»or. Oui, quels qu'ils soient 1 penjab. Morte ou vivante, tu resteras mon drapeau... Nous reviens- lu?

if in dh a. Si c’est pour les tuer, nonl

PENJAB. Non!... Tu l'as voulu... (Il saisit Miodha par le bras et IVo* Iraioc h un point d’où il lui désigne no spectacle inaperçu du public-) Regarde... vois-tu là-bas le poignard levé sur ton enfant?... MINDIIA, jette OU horrible tri. Mon enfantl (Sans quitter des jeux U-

point ûxé.) Tuez-moil tuez-moi I mon père! grâce! fi*ao«*.) Rien... Rien... Ah! c’est vrai, on adore ici le Dieu... qui Ven ivre de «tng... et le festin commence. (A la statut.) Applaudis, Siva. On trépigne sur une femme et un enfant... Applaudis! (Regardant tonjean dam la •lirection fatale et Jetant à genotu détint la statue.; Non*... crie-leur grâce avec moi... et je te reviens... Jo suis à celui qui la sauvera... penjab. Sa grâce dépend de toi.

mindiia. Parle.

penjab. Sydney va venir... mindiia. Sydney!

penjab. Devant nos Indiens, je lui dirai que tu le bais, lui, son enfant, les siens et son Dieu.

MINDHA. Tu ne feras pas cola.

penjab. Je lui apprendrai que lu l’as convié... ce soir, à les noces avec Ségor.

mindiia. il ne to croira pas.

penjab. Il me croira., car si d’un mot^ d'un gode, d'une larme, lu me démens... tu as vu. ton enfant.. . je fais lo signe mortel... Veux-tu sa grâce à ce prix?... (An loin do* fan/ar.-*.) Les fanfares anglaises ! Ségor attend! (Paraissent des indienne».) Mindha, suis ces femmes et va revêtir ton costume d’épouséo. mindiia. Mon père! •

PENJAB. Jo le veux! (Mindha épouvantée tort, suivie de* femmes.)

(CliaugeuiCDt t vue.)

SEPTIÈME TABLEAU Splendide» jardin» de Penjab..

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