FUT FILS, PTIT MIGNON
Votre mère, dame Françoise, a (lUHtrc-vingt-deux uns, c’est encore un plus bel Age ; votre tifs. Désiré, n'a que dix-huit ans, c’est moins beau, mais c’est plus goutil. cmoDEAU. Eh bien?..
moulinet- Dame Françoise, votre oière, vous aime, c'est vrai, mai» personne n’ignore que son chéri , sou favori, c’est Désiré. Vous souvenez-vous qu'ils s'étaient amourachés ensemble, lui et Olivette?..
girodbau. A-t-on idée de ça, des enfants de quinze ans, penser à s’ marier!..
moulinet. Heureusement qu’il a pris une folie, une tocade au garçon... et comme U entendait tous les jours s i grand'- Jiiére qui faisait aller sa serinette, ça lui u donné lu goût de rharnionio; il s’est engagé dans la musique... il est clairon, c’est un joli instrument...
ci rode a u. Ma foi, j’ l'ai laissé faire.
moulinet. Moi, je me suis prononcé et je tiens à mes niées. J’ai dit à ma tille ; Tu épouseras le voisin Girodeau... il est très aimable...
girodeau, joui* u Bodett». Oh ! pas faut que ça... moulinet. 11 a quatre cents pommier».,.
girodeau. Oh! plus que çj...
moulinet, evntinunHi. Du* champs do colza, de bons herbages... moi, de mon côté, je (Kisside, sans compter uiou faillisse ment, uu joli dos de trois arpents de vigms.
girodeau. Ah I pour ça, faut pas en parler!., des vignes «le Normandie, ça ressemble à du suresues connue deux gouttes d’eau; mais vous avez mieux que ça, vous possédez un vrai trésor, et votre tille Olivette n’apporterait que son bonnet de cotou, que j’ la prendrais tout de même.
moulinet. A la bonne heure, v’ià qu’est parler. N’y a plus qu’une chose qui me tarabuste...
Girodeau. Quoi doue?..
moulinet. La grand’mère a beau habiter depuis des années la Normandie, la bonne maman se souvient toujours qu'elle, est Bretonne... elle a uuu tète, une volonté, et s'il lui prenait fantaisie de laisser tout ce qu’elle possède à votre garçon...
girodeau. Taisez-vous donc, elle n'a qu’une idée qui l'occupe... sa vengeance...
moulinet. Sa vengeance !..
girodeau. Eli oui, donc! Depuis que le gros chat noir du braconnier Mathias lui a croqué le niuigneau qu’elle serinait et qu'elle avait élevé à la brochette, elle lient tant à punir l’anioiai criminel, qu’elle m’a dit que si j’arrivais & je détruire, elle se oroyail capable de me donner tout sou bien de son vivant.
MOULINET. Alors, il n’y a plu» qu’à s’occuper du repas de fiançailles... (lUKmniuU é» l'air nnrani.) Mais je crois que j’enteuds Olivette...
girodeau. Pourquoi ça qu’elle est toujours triste depuis que uque temps?..
moulinet. Elle triste!.. Tenez, écoulez-la plutôt, elle chante comme une alouette...
olivette. C’est égal, c’est un beau jour tout d’ même. moulinet. Ah ! je comprends, le jour des fiançailles, (a Girodeau.: Hein ! j’y fais pas dire.
girodeau, joyau». Allons vite ensemble chez Goblot, l'aubergiste, pour le repas eu question.
MOULINET, a I«*u, a Girtxkau. Je vois que vous ferez bien les choses... et dire que vous passez pour avare dans le pays.
gihudeau. Luisscz-moi donc regarder Olivette... elle sourit en pensant à moi... Décidémœut, ça sera un mariage d’inclination.
MOULINET, l part. Oui, dû SOU CÔlé. ( KfnbrMMiit M fillr Au fruut.) Mon enfant, tu nie récompenses des sacriticus que j’ai faits pour ton éducation... (a pan.) Un an à l’école à quinze sous par mois, (il sort *»i»r fîlrodran.)