TROISIEME COUPLET
Viens avec nous, m’ disaient nos zouaves.
Tu gagneras au champ d'honneur
(Montrant ta médaillé militaire.)
Ce heau ruhan qui, chez les braves.
Ne fut jamais une faveur :
Entre les dent, comment donc faire?
J'entendais battre le tambour...
Je ui’ dis : Chacune aura sou tour,
La gloire est un’ seconde mère...
Doublons le pas,
N'arrèlons pas.
Là -bas j'entends le cri de guerre,
Là-has, là-bas, marche en avant.
Le vieux drapeau, le vieux drapeau du régiment.
(La charge bat à l’orcbeilrc.)
Au pas gymuaxliqu*, beau fantassin,
Qu'Il vente ou qu’il tonne.
Rien ne t’étonne.
Ao pas gymnastiqu', beau fantassin,
. La gloire est au bout du chemin,
Ia gloire, la gloire est au bout du chemin.
tocs. Vive Désiré !
DLMRfc. Vivent lus amis! J’uuroi à vous en dire, le soir, à la veillée! C’est que j’en ai vu ilu pays!
LN PETIT PAYSAN DE CINQ OU SIX ANS. Coill(‘Z-noUS dotiC,
in'sieur Désiré, la bataille oiia que vous avez été tué ?
DESIRE, V ruminant. A qui ÇA?
CNE PAYSANNE. A tUOI.
DÉSIRÉ. Moue bez-le. (La |>areaun<> tir* ton mouchoir h a'afipioehe du tamtiiu, oelni-ri Is repousse et pisse gravement u manche sous ton net.) Voilà un petit monsieur qui est comme les zouaves : il ne se mouche pas du pied... Ah çà! mats, fillettes, il nie semble qu’il manque quelqu’un ici? (a part.) Elle sc cache, bien sur. (Haut. ) Mettez-vous en rang, que je vous passe en revue. (Toutes le» jevoet lilk» se mettent sur une file.) Attention !... les YCITX baissés, position du soldat sans armes, (n enhe tu main» >ur «on «lot ; allure du petit caporal.)
Air r Voilà la manière.
Voici Madelin»
Avec se» deux veut ;
(Continuant à marcher.)
Je r’connait Jacqu'liae Aux trois ainouroux.
(a une trviuemr.)
Voila Hou' des bois,
La chaste fille à la meunière.
Qui, tans I* beau François,
Avait des chanc't pour èt’ rosière.
( Coati uaant m revue ri regardant les autres paysanne*.)
V’Ià la p'tii* Tit-uneUe,
La fille à Michel...
Mais mon Olivette ?
OLIVETTE, ferlant «itement de U maison.
Présente à l'appel !
(i) Peut se passer à volonté.