‹ Les études dans la démocratie. --Chapitre 1 sur 72 · CHAPITRE PRELIMINAIRE ÈTAYER OU REGONSTUUIUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE PRELIMINAIRE ÈTAYER OU REGONSTUUIUE

A runc (les dernières solennités du Concours général Toratcur déclarait en l)eau langage, encore qu'un peu sybillin, (juc le rùle des études secondaires est de former « riioninie intérieur », de « préparer les jeunes gens à la sérénité » et (le leur apprendre à « transposer leurs facultés dans Funi- Ncrscl )). Le ministre qui présidait la cérémonie, M. E. Bourucois, ajoutait, après les éloges obligés : « On ne saurait I lieux dire. Il sufïit, pour avoir réuni toutes les conditions • lu problème, d'ajouter que l'homme intérieur qu'il s'agit pour iiuus (le former est un Français, né aux dernières heun\s du XIX' siècle, citoyen d'une démocratie républicaine. » Ne tenir «ompte, en fait d'éducation, ni de son pays, ni de son temps, iii d<'s institutions qui nous régissent, ce sont donc trois petits oul)Iis que Ton pcul commettre !

Lrs discours de distribution de prix ont toujours été élo- (pic^nts : ils sont dcveiuis instructifs et c'est un signe des temps. Ceux que j'ai a|)plau(lis cette année m'ont fait particulièiciiKiil r('ll(''(liii-. ce (|ui (îst plutôt gêna nL siu* une ('sli*iMl(\ Pourtant le j)r(''si(lciil <'l roi'atcin* ('-liMciil en Ions poinis MKfniiAND. — Les i'lu«le!i. I

(Faccord cl, cela irarriM» pas loujours. Le thème commun brillamment développé pourrait se résumer ainsi : ceux qui ont dit que tout est bien ont avancé une sottise, il fîuit dire que tout est pour le mieux dans le meilleur des enseignements secondaires possibles. A peine quelques branches gourmandes à émonder, mais c'est une opération facile et dont le besoin prouve précisément que l'arbre est vigoureux et luxuriant. Les arguments toutefois n'étaient pas tout à fait les mômes. Le président développait de préférence l'argument historique ; il rappelait combien de grands hommes, gloires de la patrie et de l'humanité, nous devons aux nobles études du grec et du latin. Et l'objection qui me hantait, c'est qu'il ne serait pas moins vrai de dire que de nombreux siècles de monarchie nous ont aussi donné beaucoup de grands hommes et qu'il serait peut-être excessif d'en conclure qu'il faut se hâter de restaurer en France la monarchie. L'orateur désigné étayait surtout ses arguments sur une sorte de psychologie sociale : les jeunes gens n'ayant })as la même destination, il est de toute nécessité que l'on prépare pour l'élite un type d'enseignement absolument désintéressé et pour les autres (je ne sais trop comment les nommer, car ils font aussi des études secondaires, mais enfin ils sont le contraire de l'élite), des études strictement professionnelles et utilitaires. Le démon de la contradiction me suggérait que dans ce mot de destination il y a, par sa racine, un peu du destin antique et un f)eu de la prédestination du moyen âge. Je cherchais vainement sur le front et dans les yeux de nos élèves le signe mystérieux qui les désigne, tout petits, les uns à l'aristocratie du grec ou du latin, les autres à la })lèbe des études, spéciales, niodcMiics, })rofcssionnelles, le nom importe peu, inférieures à coup sûr. Encore, me disais-je, si les classes et les castes étaient distinguées par le costume, comme dans la repu-

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bliqiie de Salente, mais je suis sûr que parmi ces jeunes gens il en est peu qui n'aspirent à quelque emploi « à redingote ». De sorte qu'à cette question, où est Félite ? chacun répondrait : où je suis. Il faudrait être sorcier, devin ou prophète pour désigner sûrement aujourd'hui l'élite de demain, pour arrêter le chiffre exact du petit nombre des élus. Quand on est presque seul de son opinion, que l'obligation du silence est douce î

En creusant ces idées, il m'a semblé que l'équivoque qui règne dans nos discussions sur l'enseignement est toute semblable à celle que recelait la question posée dans le dernier plébiscite : Oui, c'était l'empire et la paix ; non, c'était le désordre, l'anarchie et le « saccagement )>. On sommait l'électeur d'opter; on excluait évidemment la répubhque puisque ce n'est pas un monosyllabe. De même on feint de croire que les études classiques sont rivées à la prospérité et à la gloire nationales par « des raisons de fer et de diamant » , pour parler comme un auteur grec. Votez oui sans hésiter, car voter non ce serait entraîner le règne de la « grande Béotic », l'humiliant terre à terre des études professionnelles que l'on appellera moch^rnes pour les distinguer et classiques pour les relever. Ce livre est destiné tout entier à dissiper l'équivoque et rien n'est plus aisé que d'en donner eu deux mots les conclusions : en fait d'enseignement secondaire, n'en ayons qu'un, mais (ju'il soit bon ; et, puisque ce sont les langues soit anciennes, soit modernes, autant dire les mots qui nous divisent, fondons notre en.seignement sur les sciences, qui sont à la fois très anciennes et très modernes. Il n'y a rien de plus classique que la géométrie, de plus moderne (jue la sociologie. Je donne mon suffrjigc; au régime démocratique d'une répul)li(|ue do sciences. Je ne songe nullement à découronner l'enseignenKMil s<'C()ii(l;iirr (hîs études littéraires (jni son! une de ses loi'ces cl sa ()iinire, mais j'intervertis, \ku' un rjubcal changenienl de

métliodo, les ra[)j)()ris des sciences el des langues soit anciennes, soit modernes : les sciences au centre ; les lettres gr'a\itant autour de ce centre comme leurs éclatants satellites. En tout ordre de recherches la méthode piime tout ; on Ta trop oublié dans les plans de réorganisation des études et on est tombé dans le pur empirisme qui est stérile.

J'ose à peine transcrire cette déclaration, bien propre à effrayer en même temps qu'à encourager, d'un homme qui. pendant et après ses études à TEcole polytechnique, a beaucoup médité sur le rôle des sciences dans l'éducation. « Le premier qui, en France, dit le père Gratry, instituera sur une base durable cette pénétration mutuelle des lettres et des sciences dans la première éducation, celui-là doublera les lumières de la génération suivante, et deviendra peut-être le Richelieu d'un grand siècle \ » Et je regrette déjà de l'avoir transcrite. C'est bien assez de se faire accuser de pessimisme et d'esprit révolutionnaire, sans s'attirer encore le reproche d'outrecuidance et de présomption. Je ne suis pourtant pessimiste que d'apparence et ne me sens point un esprit chagrin, mécontent de tout et de tous, bien que l'optimisme officiel lui-môme ait singulièrement baissé et changé de ton ; je suis persuadé au contraire qu'il n'y a pas péril en la demeure et que nous pouvons attendre patiemment l'heure de la grande et inévitable réforme, puisque l'absurdité du régime est tempérée par la supériorité de notre admirable corps de professeurs plus sûrement que l'absolutisme d'autrefois n'était, selon un mot connu, tcm|)éré par des chansons. Je ne suis pas davantage révolutionnaire : un changement, même radical, de méthode peut être bien moins une révolution qu'un rajeunissement, un renouvellement ou un renouveau. Qu'enseigne-t-on aujour-

(1) A. Gratry. Les sources, VIII, 3.

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d'hui dans nos lycées ? Des langues et des sciences. Qu'y enseignera-t-on demain ? Des sciences et des langues. Simple redistribution méthodique des matières enseignées : si je disais que c'est peu de chose, je mentirais et vous ne me croiiiez pas. Qu'un coup de baguette magique accomplisse pendant les futures vacances la métamorphose du lycée et, à une prochaine distribution des prix, je retrouverai sur l'estrade les mêmes {)rofesseurs : on n'aura congédié aucun des maîtres anciens ni fait appel à aucun maître nouveau. Peut-être un orateur se rencontrera-t-il pour exalter et magnifier la réforme. Parents et élèves se douteront à peine du changement, tant il sera, non pas superficiel, mais profond. Alors, direz-vous, quel est l'avantage ? D'avoir fait de Tordre avec du désordre; de tirer meilleur parti du talent des maîtres et du travail des élèves ; d'avoir réconcilié, en les adaptant étroitement l'une à l'autiv, Técole avec la vie.

Quand la Chambre et le Sénat auront enfin résolu les deux questions qui leur sont actuellement soumises, liberté ou monopole, maintien ou suppression du baccalauréat, le Parlement s'apercevra que le grave problème de la réforme de l'enseignement secondaire subsistera intégralement et qu'il n'aura donné que des douzièmes provisoires de réformes. Les deux premières questions sont politicpies, (X'dagogiques et je n'en conteste pas l'iinporiaMce : celle-ci est sociologique et vraiment nationale Ou feint parfois de ToiihlKM', mais d(\s symptômes significatifs montrent (|ue de bons (\sprils s'en doutent ou plul«M n'en doutent [)as : certaines dépositions (l(^ reiujuêl(; pailementaire détordaient même singulièrement le (|ueslionnaire et surtout les préoccupations qui seml)I<Mit accaparer l'opinion pul)lique et, en réalité, ne font (|ii(' l'al)us(»r et t '('garer'. La langue |).tiili(|iir nous fournil un mol dont ette allère souvent le sens : itoin- être durable, sinon (l(''liniti\ e,

la ivforiTK^ doit ètro « radicale », c'est-à-dire extirper la racine même du mal dont nous souffrons et dont nous mourons.

Je me propose donc d'appliquer à la refonte de notre enseignement secondaire les idées que j'ai esquissées et défendues dans mon Enseignement intégral. Non sans doute que je me fasse cette illusion que mon système ait vaincu et triomphé, même dans Tordre exclusif de la théorie et de la spéculation. Mais le meilleur moyen de Féclaircir et de le défendre n'est-il pas* de le soumettre à l'épreuve d'un cas particulier et défini, d'un problème de pédagogie et de sociologie pratiques dont la solution désormais, qu'elle doive être excellente ou détestable, ne peut plus être ni éludée ni même beaucoup retardée. Je me suis demandé si je ne courais pas de nouveau et de gaîté de cœur (car qui m'oblige à m'ériger en réformateur?) le danger de me faire classer définitivement parmi « ces humeurs brouillonnes et inquiètes » dont parle Descartes, qui « n'étant appelées ni par leur naissance ni par leur fortune » au maniement de l'administration universitaire « ne laissent pas d'y faire toujours en idée quelque réformation ^ ». C'est un blâme qu'il faut résolument braver : trente années d'enseignement, soit dans les lycées soit dans les Universités me donnent bien le droit d'avoir mon opinion et de l'exposer librement. « On me demandera, disait J.-J. Rousseau, si je suis prince ou législateur pour écrire sur la politique. Je réponds que non, et que c'est pour cela que j'écris sur la politique. Si j'étais

(1) Descartes. Discours de la méthode, â^ partie.

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prince ou législateur, je ne perdais pas mon temps à dire ce qu'il faut faire; je le ferais, ou je me tairais ^ » Au lieu de prince et législateur, écri\ ez recteur ou ins])ecteur, directeur ou ministre et la réflexion ne cesse pas d'être juste, ni Fexcuse d'être valable.

Laissez dire, laissez- vous blâmer, condamner, emprisonner, laissez- vous pendre, mais publiez votre pensée. Ainsi j)ai'lait Paul-Louis Courrier. Il ajoutait que ce n'est pas un droit, mais un devoir, étroite obligation de quiconque a une pensée de la produire et mettre au jour pour le bien commun. Et il en donnait une excellente raison : si votre pensée ol bonne, on en profite ; mauvaise, on la corrige et on profite encore. On ne court plus le risque d'être condamné ou pendu, mais on est presque sûr d'être blâmé et raillé : si l'on défend les idées courantes, lieux communs ; si l'on s'en écarte, paradoxes. Mais quand le malin pamphlétaire assure que parler est bien, qu'écrire est mieux, Cju'imprimer est chose excellente, il sous-entend un petit conseil qui n'est pas à la portée (k; tout le monde : n'écrivez qu'un court pamphlet et mettez-y beaucoup d'esprit. Je ne puis. Que ne puis-je du moins, à défaut de l'esprit de Courrier, essayer de Féloquence de Fichte, m'adresser au peuple français comme il s'adressait au peuple allemand dans ses véhémentes harangues : « Esprit, viens des (juîitre points do Tliorizon et souffle sur ceux qui sont iiioi'Is. iiiin (jii ils i-((l(\ icniiciil \ i\anls ! Xon, le souflle \'ivilianf (le l'esprit n'a pas encoi-e cessé. Il ranimera les ossements de notre corps national <'t lui insufflei'a une fiouvelle et majestueuse existence ! » J(.' ne puis pas davantage. Il ne suflif pas de prendre ce ton de pro[)hète, il faut le soutenii' : el ce Il • >f pas assez (ra\</n' (hi c(i'ur et di's idées, il faut à leur

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service une forte poitrine^ et de \ i^oureiix |)()iini()iis. Alors on opère dans sa nation une ré\'<»lnli<»ii p;u'i(i(jiie donl les conséquences sont incalculables.

La question de renseignement secondaire se pose en France avec une insistance si obsédante (ju'il faut vraiment se crever les yeux pour ne pas voir qu'elle exige une prompte solution et qu'à riieure actuelle Fabstention est désertion. Tel scej)tique dirait : Thésilation est plus qu'un crime, c'est un(> faute. Il ne s'agit pas de savoir si l'on réformera ou si l'on ne réformera pas. Il est visible que nos lycées et nos collèges menacent ruine et que la question se pose ainsi : faut-il étayer, faut-il l'econstruire ? J'estime que de la cave au grenier il faut tout reconstruire, mais on utilisera les matériaux que nous avons sous la main, tout préparés. On me citait récemment un mot de Jules Ferry ; à quelqu'un qui le félicitait, peu de tem})s avant sa mort, du retour de son influence et de sa popularité, il disait que son rêve était de mourir ministre de l'instruction publique. Il sentait donc que son œuvre était inache\ ée ; il aspirait sans doute, après avoir assuré l'avenir de l'enseignement }) rimai re, à donner à l'enseignement secondaire la môme impulsion dé('isi\('. Et puisque le souvenir de Carthage n'est pas ici déplacé, notre formule n'est pas négative ; ce n'est pas le farouche delenda Carthago du vieux Gaton, c'est plutôt le mot mélancolique du poète : « pendent opéra interrupta )). Il ne s'agit pas de détruire mais d'édifier; d'autres construiront l'édifice, essayons d'en tracer le plan. Bien habile a été la tactique de ceux qui s'appellent euxmêmes « les ri\aux de l'Etat ». Ils ont feint de\'ant la commission parlementaire de l'enseignement, d'être j)ersuadés que les lycées et les collèges de l'Etat sont seuls en décadence. « ^^enez chez nous, semblaient-ils (lii'(\ \'ous y verrez réalisé l'idéal que ^ ous cherchez ; notre enseignement secondaire est un

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modèle inimitaljle que vous pouvez toutefois vous efforcer d'imiter. » Et ils décrivaient avec complaisance leurs plans dV'tudes et le régime de leurs internats. Manœuvre d'une merveilleuse adresse qui ne réussit pas pourtant à donner le chauge : le baccalauréat qui a du moins le mérite d'une enquête |)ermanente, pro\ive que c'est bien l'enseignement secondaire, non le seul enseignement universitaire, qui est en état de crise et de désarroi. La ri^'alité de l'Université et des Congrégations aggrave le mal et rend les remèdes })lus difficiles à appliquer. Mais la question est plus haute et plus générale. II laudra bien qu'on opte finalement entre les recettes des eni- |)iri(jues qui emporti^raient non le mal mais le malade et les ordonnances des médecins qui se préocciipciil moins des symptômes plus ou moins passagers et dural)les. que de la maladie elle-même, non pas incurable mais certainement consliliitionnelle.

Feuilletez le lixic de M. (jebhart sur le Baccalauréat et les ('tildes classiques, réquisitoire dont la violence est tempérée par l'esprit, vous y trouverez sous forme humoristique la note juste, la ferme conclusion du bon sens. Je le cite d'autant phis volontiers (pu; l'auteur n'est pas tendre pour ceux qui, dit-il, « n(jus rabattent les oreilles de leur extravagante instruction intégral(M). il d(''(dar(' sans ambages quiM( c'est bien ime crise et fort grave, (|ue traverse à cette heui'e l'enseignement secondaire classique et, par consé(|ueut, l'Université ». Son expérience d'examinateur* lui per-met d'affir-rner qu(î la décadence est générahî, et crnC-l, aj.Milc-l-il, (pTnn connncnrcmcnl. Que sera-ce i\ la lin;' Ses griefs ne sonl pas de vain«s

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accusations ; ils sont précis, nettement formulés, fortemeni motivés. J'en résume quelques-uns : toutes les études organisées uniformément ou plutôt méthodi(|uement désorgani.sées eu vue d'un examen qui en est le fléau, le baccalauréat, dont il signale les méfaits et les crimes; les classes partout encombrées par la multitude lamentable des élèves médiocres, cohorte de ti'aînards qui peuvent aussi bien que les meilleurs espérer le succès, quand le succès n'est que Tobtention d'un parchemin discrédité, mais qui permet d'orner son habit du premier bouton de cristal du mandarin ; la course effrénée aux carrières li])érales ; les programmes déformés, surchargés, compliqués, incessamment remaniés, programmes, si j'ose dire, gonflés, essoufflés, affolés, suivant d'un pas incertain et haletant la marche i-apide de toutes les sciences ; les études proprement littérmres gâtées à plaisir soit par des méthodes surannées, soit par l'appareil i)édantesque où les modernes Trissotins les ont enfermées ; le marché inondé, j'emprunte cette expression industrielle au rapport d'un président de Chambre de commerce, cIps sous-produits cF Universités allemandes ; les collèges communaux et jusqu'aux petits séminaires, s'évertuant à courir d'un même élan, « s'épuisant à livrer au pa3^s bon an mal an, trois ou quatre bacheliers de hasard » ; l'opinion émue, inquiète, démontée, cherchant avec effarement ses guides et ne sachant à qui entendre ; un « désarroi profond, un réel découragement » chez beaucoup de professeurs et, pour corollaire, (( une indifférence ironique, une mauvaise humeur enf;uitine » chez beaucou]) dV'lèves. Je ne fais guère que résumer deux pages sur deux cents de ce virulent pamphlet \ J'ajoute que l'auteur n'est pas un esprit chagrin, un mécontent de système, un pessimiste de parti pris ; il a plutôt l'invec-

(1) Le baccalauréat et les études classiqueSj^" -pn.Ttie, ch. i.

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