CINQUIÈME SIÈCLE
Le pape saint Innocent a-t-il cru qu'il fallait réordonner les hérétiques ? Les sentiments ont-ils varié sur ce point ? Est-ce une question de foi on de discipline? Que penser de ce qui eut lieu pour Ebbon, archevêque de Reims, au IX« siècle ?
Qu'était le fermentum dont il est question danis une lettre d'Innocent à Décentius ? Se servait-on de pain levé à Rome ? L'usage du pain azyme était-il général dans les premiers siècles?
Qu'a voulu régler le concile de Turin entre les évêques de Vienne et d'Arles ? Quel droit donna le pape Zosime à l'évêque d'Arles? Ce droit était-il accordé à l'évêque Patrocle ou à son siège ? Fit-on bien en acceptant que Proculusde Marseille jouît des prérogatives de métropolitain et que, après sa mort, ces prérogatives revinssent à l'évêque d'Aix?
Saint Jérôme a-t-il cru que les peines des chrétiens damnés ne seraient pas éternelles? Saint Augustin a-t-il écrit contre lui son livre De fide et operibus ? Quel sentiment saint Jérôme avait-il de l'autorité du Pape dans ses deux lettres à saint Damase? A-t-il reçu des coups de verges pour avoir lu Virgile ? Sa réponse à Rufin et sa lettre à Magnus ne présentent-elles pas quelque contradiction sur cette question des classiques? Que penser de son ordination ? A-t-il jamais dit la messe ? Que croire des centaures dont il parle dans la Vie de saint Paul ermite ?
Saint Paulin est-il le premier prêtre ordonné sans titre? S'est-il vendu pour délivrer de sa captivité le 'fils d'une veuve ?
Quel est l'auteur du recueil des témoignages du libre arbitre et de la grâce attribuée au pape Célestin ?
Saint Augustin a-t-il cru que la communion fût aussi
nécessaire -au salut que le baptême ? que la circoncision effaçait le péché originel dans l'ancienne alliance, comme le baptême dans la nouvelle ? a-t-il soutenu le premier que tout mensonge est un péché ?
Y a-t-il eu des hérétiques prédestinatiens ?
L'Afrique était-elle la seule contrée où, à l'exception de l'évêquede Garthage, le plus ancien des évêques remplît les fonctions de Primat, sans avoir égard aux Métropoles civiles ? Quel était le privilège de l'évêque de Thessaloniqiie en Macédoine ? Les ordinations n'appartenaient- elles pas aux Métropolitains, ou aux évêques les plus rapprochés, ou aux Patriarches dans l'Orient? La discipline sur ce point était-elle uniforme ? Y avait-il des provinces qui ne reconnaissaient ni primat ni patriarche ? Les anglicans ont-ils, de nos jours, raison de croire que tel était le cas de leur Égliseî?
L'Afrique était-elle la seule contrée où les prêtres ne prêchassent point devant les évêques ? Est-il vrai qu'à Rome les évêques et les prêtres ne prêchaient point, comme l'affirme Sozomène ?
Baptisait-on les petits enfants au V'' siècle? Que pensaiton de ceux qui différaient leur baptême ? Les princes ontils contraint les juifs à recevoir ce sacrement?
Socrate était-il novatien? Peut-on accepter ce qu'il dit du jeûne quadragésimal ? La dispense de l'abstinence entraîne-t-elle la dispense du jeûne ?
ïhéodoret a-t-il favorisé le nestorianisme ? A-t-il cru à la présence réelle et à la procession de l'Esprit-Saint ?
Quel rôle joua Théodose dans le brigandage d'Ephèse?
Les légats du Pape saint Léon ont-ils présidé le concile de Ghalcédoine ? Ce concile a-t-il été transféré d'Ephèse à Ghalcédoine par l'Empereur sans le consentement du Pape? Les Pères ont-ils reçu la lettre de saint Léon comme une 'règle de foi ? "Ont-ils condamné Dioscore comme hérétique ? A-t-on bien fait d'obliger Théodoret
à anathématiser Nestorins et ses erreurs ? Eutychès a-t-il appelé du concile au Pape ? Quel droit confère à l'évêque de Gonstantinople le 28e canon de ce concile ? Le Pape Ta-t-il reconnu ? A-t-il été appliqué en Orient ?
Quelle est la nature du différend qui éclata entre saint Léon et saint Hilaire d'Arles ?
Quel est l'auteur du symbole Quicumque ?
Quelles sont l'origine et l'autorité du décret attribué au pape Gélase sur les livres canoniques et ecclésiastiques ?
Accace de Gonstantinople a-t-il été justement condamné ? Euphémius et Macédonius II, évoques de la même ville, ont-ils été hérétiques ou schismatiques ?
L'usage de célébrer la fête des Gonfesseurs remonte-til a cette époque ? .
La coutume d'enterrer les fidèles dans les églises estelle antérieure au V^î siècle ? Y enterrait-on indifféremment tous ceux qui le désiraient ? Les évêques étaient-ils enterrés sous l'autel, comme saint Ambroise l'insinue dans son épître xxiie ? Quels étaient les cimetières dans les premiers siècles ?
Que régla le concile de Fréjus au sujet de l'abbaye de Lérins?Ce règlement était-il un privilège ou l'application du droit commun des monastères ? Ge droit n'a-t-il pas été communiqué depuis aux monastères de France ? Quelle était l'exemption de quelques-uns de ces monastères, confirmée dans deux conciles de Garthage du VIesiècle? Peut-on voir dans ces faits l'origine des exemptions ?
Qu'étaient les lettres formatée, tractatoriœ, communicaioriœ et autres, usitées dans les premiers siècles ?
SIXIÈME SIÈGLE
Ennodius de Pavie est-il le premier qui ait donné le titre de Pape aux évêques de Rome, à l'exclusion de tout autre ? Saint Avit de Vienne est-il le premier qui ait
appelé le Pape universalis ecclesiœ prœsul (ép. xxvii) ? Quelle était sa pensée sur l'abus des excommunications ? Quelle était sur ce point la discipline des monastères d'Afrique ? Quelle était celle du cinquième concile d'Orléans? Pourquoi saint A vit ne voulait-il pas que l'on consacrât aux usages catholiques les temples et les vases sacrés des hérétiques ?
Que doit-on penser des Actes des Martyrs d'Agaune et de la fondation de ce monastère ? Le laus perennis, ou office divin continu, y a-t-il été en usage ? Cette coutume existait-elle ailleurs ?
De quel droit Théodoric, roi des Ostrogoths, se mêla-t- 11 de l'affaire du pape Symmaque ? Pourquoi le concile de Rome lui dit-il : Romance sedis autistes a nemine j'udicatur ? Est-ce la première fois qu'on se servit de cette maxime ?
Le Trisagion a-t-il été chanté pour la première fois à Gonstantinople sous Théodose le Jeune ? Pourquoi Pierre le Foulon y fit-il une addition ?
Serait-ce une hérésie de dire que Jésus-Christ a pu ignorer quelque chose dans sa nature humaine ?
Quelle est l'origine des œuvres du pseudo-Denys ?
Saint Benoît a-t-il innové en donnant aux moines le droit d'élire leur abbé? N'était-ce pas le droit commun des monastères avant lui ? Est-il Je premier qui ait établi pour ses religieux une forme de profession et qui les ait astreints à l'observation d'une règle particulière? Disaiton la messe tous les jours dans les' monastères ? Y avaitil plusieurs prêtres ? Les abbés étaient-ils généralement honorés du sacerdoce ? Saint Benoît n'était-il que diacre? Pourquoi envoya-t-il l'Eucharistie à un religieux défunt? Sa règle fait-elle mention delà messe et de la communion dans le sens que nous donnons â ces mots ?
Comment apprécier le rôle joué par le pape Vigile dans l'affaire des Trois Chapitres ?
Pourquoi saint Grégoire le Grand ne voulait-il pas que l'évêque de Gonstanlinople prît le titre d'universel'} Etait-ce une innovation? Quand les papes ont-ils commencé à se nommer Ecclesiœ catholicœ episcopus ? Les évêques, les métropolitains et les patriarches ne prenaientils pas le même titre ? Ne pourrait-on pas expliquer cet usage? Quelle différence saint Grégoire met-il entre ecccommunicare et anathematizare ? Quelles étaient les fonctions des défenseurs dont il parle souvent dans ses lettres? Quel sentiment manifeste-t-il au sujet du culte des images dans sa lettre à Serenus, évoque de Marseille? Quels privilèges a-t-il accordés aux monastères ? Peut-on révoquer en doute l'authenticité de ses Dialogues ? Pourquoi les a-t-il écrits ? De quelle popularité ont-ils joui?
L'usage du pallium est-il antérieur à saint Grégoire ? Le donnait-on alors à tous les métropolitains ? Pourquoi saint Grégoire l'envoya-t-ils k Syagrius, évêque d'Âutun ? Les Patriarches le donnaient-il chacun dans leur patriarcat ?
En quel sens saint Grégoire appelle-t-ilcardinauxles prêtres titulaires de Rome ?
A-t-on raison de dire que l'on a commencé au Vl° siècle à introduire du relâchement dans la discipline? Saint Grégoire et les saints évêques, ses contemporains, ne se sont-ils pas, au contraire, montrés fort zélés ? N'a-t-on pas avant cette époque commencé à écrire la vie et les miracles des Saints et à les présenter comme une preuve de la divinité de la religion ?