‹ Les étudiants drame en cinq actesChapitre 13 sur 54 · OLIVIER, LOUISE · texte numérisé non relu

OLIVIER, LOUISE

louise, rvp*T»NM*. Le maître de U maison n'est plus là... tâchons de me cacher... Peut-être le verrai-je... Ohl il avait l’air si triste, si malheureux...

OLIVIER, wrum et mct » r«« Adieu , vous droit le regard me

semblait une promesse de pardon... adieu, mon espoir, mon amour, ma vie... adieu, Louise...

LOUISE, l’ârréimt. Mon nom ! . . (Aporeecai* Olivier, •» •»« jota.)

Vous! Mousieur...

olivier, «upafaii. Vous t vous , Mademoiselle... dans celte maisou!..

Louise. Sans doute... mon frère ne va-Hl pas venir? olivier. Votre frère... cl c’est de son aveu que vous ètC3 ici?... . . .

Louise, a«ec «mbêrrat. Non, Monsieur... non, mais... vous le save* .. c’est un reproche qu’ou leur fait si souvent... les femmes sont curieuses. . et j’aurais voulu être témoin de la ïète qui va avoir lieu ici...

olivier. Vous, Mademoiselle !.. te u’est pas possible... loli$s. Voua voilà comme le père Cavoie... Mais pourquoi donc?.. N’ètc-v-vüus pas de celle fête... mon frère neo est-il pas?., et j’v venais avec un espoir de bonheur!..

ouvisa. fci cet espoir est de vous assurer de la joie que votre frère éprouve de votre salut... soyez contpule... Jamais joie ne fut plus complète, car il vous aime... il vous aime tomme vous méritez d’être aimée...

Louise. Eh bien! Monsieur, je serai franche... tua curiosité avait un autre but que celui Je voir cette fête... mon espoir

était plus doux... plus sérieux, veux-je dire.»

olivier. Que cherchiez-vous donc dans cette maison? lolise. Ce que j’y cherchais... c’éUit vousl

OLIVIER, «MC joie. Moll..

louise. Oui... vous, Mousieur... à qui je voulais témoigner ina reconnaissance... dire tout ce que j’éprouve... Obî tenez , ie De sais pas mentir... et je vous dirai tout,., depuis un mois que vous venez tous les soirs, de ce côté de la campagne... je vous ai remarqué.

olivier. Est-oe possible, mon Dieu'..

louise. Oui... vous avierfailr si triste, si malheureux... toujours seul... El bien souvent je vous ai vu essuyer furtivement les larmes qui vous venaieot aux yeux... et maintenant encore...

olivier. C'est que je souflrè tant!..

lolise. Eb bien! moi, j'ai souffert de vous voir ainsi souffrir... J'aurais voulu vous parler, vous consoler... J’ai désiré... mais je ne puis vous dire cela...

olivier. Oh ! parlez... voire voix descend dans mon cœur comme une consolation... parlez...

louse* Eh bien! Monsieur, j'ai souhaité qu'un événement, quel qu’il Tût, vous approchât de nous... j'ai dési ré vou s devoir Je la reconnaissance, pour pouvoir dire à mon frère, à mon noble frère, qui est si bon, si loyal... si généreux... pmir pouvoir lui dire : «Tiens, voici un ami de plus... qui t'aimera...» olivier, *>«c umtiurw. Moi... son aoii...

louise. Et je voyais mon Irère vous tendre la «nain... olivier, a* n>w Lui ! me tendre la main...

louise. Eh bien! Monsieur, mon rêve s'est réalisé... vous m'avez sauvée,., je vous dois la vie... et si je suis venue ici,

c’est que je ne sais quel pressentiment heureux mn disait que je vous trouverais... pl que je pourrais dire à mon frère : « Tiens, Georges... voilà mon sauveur...» et il vous ouvrira les bras, cl il vous appellera son frère ..

olivier. Oh ! pur pitié... par grâce... ne lui dites rien... cachez-! m que c’est moi qui suis venu à votre aide... louse. Le lui cacher!., mais pourquoi?...

olivier. Pourquoi?.. C’est que si vous me gardez le secret de votre salut... je pourrai emporter avec moi le souvenir de votre reconnaissance... c’est que je pourrai me dire, dans l'exil où jo vais aller: « Il y a un cœur qui inc plaint, une bouche qui prie pour moi, un ange qui ne s’est pas détourné de moi avec horreur...»

Louise. Mais qqi êtes-vous donc?

ouvier. Oh ! ne me le demandez pas... Je vous en supplie, ne cherchez jamais 4 le savoir... Est-ce trop exiger de vous?..

Louise. Mais ce nom que vous voulez que j'ignore, lorsque vous m’avez déposée là, mourante et sauvée par vous... vous me l’avez dit... vous avez dit : « Souvenez-vous que le pauvre étudiant qui vous a sauvée s'appelle... » Hélas! ma faiblesse l’a emporté sur ma reconiwiseaucc .. ou plutôt ma joie, en vous voyant, m’a tellement ÇRTé le urur, que je me suis évanouie... Et quand je suis revenue 4 moi... vous nVIiez plus là... et personne ne pouvait me dire qui vous étiez, ni où vous étiez... car vous avez fui, après votre noble action, comme fuit un coupable après son crime...

olivier. Et j’ai eu raison de fuir... et je n'aurais pas dû revenir... je n’aurais jamai» dû vous revoir... Encore une foi», si la vie que je vous ai conservée vous est précieuse pour le boühour de votre frère, ou d’un autre qui vous aimera aussi... ne me dites rien... ne me demandez rien... Et si jamais vous devez nm rencontrer, ne me regardez pas... passez devant le maudit sans le reconnaître... vous ne voudriez pas l’insulter?.. louise. Moi vous insulter !

olivier. Encore une fois, ne dites jamais à personne que c’est moi qui vous ai sauvée, à votre frère moins qu’à un autre... Me je promettez- vous ? . . et suis-je tellement voué au malheur, que je ne puisse obtenir de vous cette dernière grâce?.. louise. Vous le voulez,.. Eli bien! soit... (iu m wiu«»t et (u«i uu

mou venait pour sortir. Louise •arrête.) Mais ne VuuICZ-VOUb pas

qu’entre nous, du moins, il reste un souvenir?.. Tenez!., ce médaillon où sont mes cheveux d'enCuU... gardex-le... et si jamais vous êtes assez... heureux pour ue pas craiudre ma reconnaissance, renvoyez-te-noi.

olivier, um i« prwdrc. Ce médaillon!..

louise. Preuez-le... il a appartenu à mon pauvre père. olivier, rreuUnt »trc effroi. A votre père!... Jamais... louisk. Oh! H me remercierait de le douuur à celui qui a sauve la vie de son enfant qu'il aimait tant!

olivier. O mon Dieu! cst-ce un gage tic votre pardi ai, que vous m'envoyez ainsi?... Je l’ucrcpte à ce titre... Merci... merci!... C'est seulement à l’heure de mourir que je vous le renverrai!... (il u prend.)

Louise. Oh! ne me dites (mis cela.

olivier. Et maintenant, adieu... Sur mon honneur... et f suis un honnête homme... oni, je vous le jure... nous nu devons plus nous revoir.

louise. Ad eu donc, Monsieur. (ui« *• pou* wrtir.)

OLIVIER, maint «Mit lur an bine. AdieU J...

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