‹ Les eunuques à travers les âgesChapitre 63 sur 102 · Archig. 1 III, ch · texte numérisé non relu

Archig. 1 III, ch

crate ^ et d'Aristote 2, le remède préventif le plus certain contre la goutte. Nul n'ignore en effet qu'une nourriture trop recherchée et l'abus des plaisirs de Vénus constituent « la recette complète de la podagre ».

La chasteté forcée des eunuques et leur sobriété habituelle les en garantissait donc, bien que Galien ait cité quelques exemples d'eunuques devenus goutteux des suites de leur intempérance.

L'historien Mézeray, dans sa Vie de Philippe-Auguste, nous dit avoir lu « qu'il y avait des hommes qui appréhendaient si fort la ladrerie, cette vilaine et honteuse maladie, qu'ils se châtraient pour s'en préserver. »

Il semble qu'on ait aussi appliqué la castration, dès les premiers siècles de notre ère, au traitement des maladies nerveuses et mentales. Le D"^ Pélikan n'attribue-t-il pas d'ailleurs à la castration la rareté de la folie chez les Skoptzy? Cette opinion peut paraître paradoxale au premier abord : on sait en effet quel lourd tribut les mutilations génitales, la perte des testicules en particulier, apportent à la pathologie mentale et aux formes tristes d'aliénation. Mais on doit tenir compte du fanatisme religieux qui le fait agir et empêche les Skopets de s'affliger outre mesure d'une infirmité que d'autres hommes jugeraient irréparable \

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