Ettmûll. Opéra, tome II, p
tée s que la rétention du sperme peut suffire à déterminer la manie. On s'explique donc qu'on ait songé à améliorer ces malades par la castration. Quelques observations de ce genre sont consignées dans divers auteurs, notamment dans les œuvres de Rivière ^ et de Lanzoni ^
De nos jours encore, quelques chirurgiens anglais s'appuyant sur ce fait d'observation que les épilepti" ques, dans plus de la moitié des cas. sont des onanistes, et qu'il existe chez eux un état d'excitation permanent du centre génital, appliquèrent la castration au traitement curateur de l'épilepsie.
Une première expérience de cette nature faite en 1859 par le D»" Holthouse \ de Westminster, ne fut suivie d'aucune espèce d'amélioration dans l'état de Fopéré. Mais dix ans plus tard l'ablation des testicules pratiquée sur un épileptique masturbateur donna un résultat merveilleux : les crises s'espacèrent de plus en plus et finirent par disparaître tout à fait ^
Or, la même année, en 1869, un maréchal-ferrant, devenu épileptique à la suite d'abus génésiques,
l.Aretée. Biut.^ lib. 11, ch. V.
2. « Il s'agit d'un adolescent atteint de manie ; les remèdes les plus énergiques avaient été employés pour la guérison, à tel point qu'on était venu successivement à l'emploi de l'antimoine, au trépan et à l'artériotomie des temporales. Aucun de ces remèdes n'ayant agi, je conseillai la castration qui amenda tous les symptômes ; la folie furieuse cessa de suite, le délire mélancolique persistant seul, jusqu'à transformation de la manie en mélancolie. » (Lazarus Riverius. Opéra omnia, 1679.)
3. « Un enfant, âgé de 7 ans, atteint de manie, sur lequel on avait en vain essayé de nombreux remèdes, fut guéri par la castration. » (Lanzoni, Opéra omnia, II, 1738.)