Df Mackenzie Bacon, in the Practioner, 1869, II, p
ayant entendu dire que pour guérir il fallait se soumettre à la castration, se coupa d'abord les deux testicules, et plus tard le pénis, avec un rasoir. Il guérit très bien de ses blessures, mais il resta sujet à ses crises d'épilepsie *.
Il semble donc qu'il ne faille pas, d'un cas isolé de guérison, conclure d'emblée, comme l'a fait le D^ Bacon, à la nécessité de la castration de tous les épileptiques. Ce serait aboutir aune pétition de principe et les sophismes ne valent pas mieux en médecine qu'en philosophie.
Signalons, à titre documentaire, qu'en 1886, William Brovs^n a publié l'observation d'un homme de vingt-cinq ans, non épileptique, mais sujet à des accès fréquents de fureur agressive. Un jour il se trancha à l'aide d'un couteau le testicule gauche, et il mit le droit à nu. Coïncidence ou non, cette mutilation fut suivie de la guérison de l'état mentaP.
L'hypertrophie de la prostate a paru également, il y a quelques années, devoir être justiciable de la castration. On s'était basé, en l'espèce, sur l'atrophie considérable que présente cette glande chez les eunuques. Mais les multiples inconvénients d'une semblable méthode et en particulier les désordres psychiques survenus chez nombre de malades l'ont fait définitivement abandonner '.