‹ Les évadés de la médecineChapitre 23 sur 117 · Cf. La Pharmacie française, août · texte numérisé non relu

Cf. La Pharmacie française, août

rustiques figurines du roy et de la reyne sa mère », pour convier le corps médical à des conférences payantes.

Dans sa curieuse Satire contre les charlatans, parue vers 1610, Sonnet de Courval cite un de ces bateleurs qui avait affiché, « par les carrefours et lieux publics des villes et bourgades, et au frontispice de son théâtre, de très amples lettres patentes, remplies et farcies de mensonges, de vactamces, et de promesses ampoulées à l’Espagnol'le... » Le même satirique parle d’un thériacleur de Lyon qui, « par les escris qu’il aurait fait afficher par les carrefours et places publiques de la ville... promettoit et assurément se vantoit de guérir toutes sortes de maladies... »

Ce n’est qu’en 1629, que fut fondé par Renaudot, sous le titre d 'Inventaire des adresses du Bureau de rencontre, une sorte de journal d’annonces; et c’est dans le sixième numéro de sa Gazette, qu’on relève cette singulière réclame, dont la forme s’est fidèlement perpétuée jusqu’à nous :

« De Saint-Germain-en-Laye, le 2 juillet dudit an (1631).

« La sécheresse de la saison a fort augmenté la vertu des eaux minérales. Entre lesquelles celles de Forges sont icy à présent grandement en usage. Il y a trente ans que M, Martin, grand médecin, leur

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