‹ Les évadés de la médecineChapitre 26 sur 117 · Y. le Vieux-neuf , d’Ecl. Fournier, 2e édition, p · texte numérisé non relu

Y. le Vieux-neuf , d’Ecl. Fournier, 2e édition, p

On trouvait encore, chez l’honorable commerçant, de « l’eau des dames vénitiennes, pour embellir et entretenir le visage, à un écu l’once, et qu’il donnait gratis aux pauvres; on pouvait se procurer chez le même « une excellente emplastre pour les dents ». Et il terminait le boniment, en donnant son adresse : « Il loge au Marais, rue de Limoges, près la fontaine du Calvaire, à la première porte cochère, à main droite. »

Par cette même feuille, nous savons où loge « celuy qui a le secret infaillible de guérir le miserere », et qui « demeure toujours chez M. Le Maire, Peintre du Roy, rue Saint-Thomas-du-Louvre, devant l’Hostel de Longueville ».

Les chirurgiens eux-mêmes, sous le règne du grand Roi, ne craignaient pas de recourir à la publicité, sous forme d’affiches publiques, ainsi qu’en témoigne cet Avis, placardé sur les murs, et que notre distingué confrère, le Dr Desfosses, nous a fait connaître :

« Le sieur Michault, maître Chirurgien Juré à Paris, fera en sa maison publiquement Lundy prochain, douzième jour d’aoust 1680, à trois heures précises de relevée, la réduction, avec ses machines, d’une vieille dislocation du bras qui a demeuré cydevant l’espace de deux mois et plus dans l’Hôtel- Dieu de Paris, et qui a été veuë des plus experts Chirurgiens, sans aucun soulagement. Il en remit

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