MONET DE LAMARCK
DAUBENTON, LAMARClv, BIUITHOLLET LSff
naturaliste. Nous rappellerons seulement ses travaux sur la Flore française et surtout son Histoire des animaux sans vertèbres et sa Philosophie zoologique avec lesquels il se classe sans conteste comme le créateur du transformisme.
Nous croyons équitable également de présenter sous leur véritable jour, deux incidents de sa vie, souvent contés et souvent dénaturés.
L’un se rapporte à la carrière militaire de Lamarck, qui avait débuté par les armes et s’y serait certainement illustré, à en juger par ces débuts, sans une malencontreuse affection qui l’obligea à rentrer dans la vie civile.
« Une maladie chronique, que l’on croyait scrofuleuse, et que les chirurgiens de son régiment ne parvinrent jamais à guérir, le força de se démettre de sa lieutenance et de venir à Paris pour se faire traiter. Là, longtemps encore, tous les remèdes furent sans succès, jusqu’à ce qu’enfln le hasard l’ayant fait rencontrer Le célèbre Tenon, cet habile chirurgien reconnut au premier coup d’œil que le siège du mal était dans un abcès, formé audessous de l’oreille. On n’eut besoin que de donner quelques coups de lancette pour obtenir une guérison radicale. » (1 ) n -
1. Lettre écrite par le fils de Lamarck à Cuvier, le 20 février 1830.
Le second a trait au fait qui le mit en disgrâce auprès de l’Empereur, vers la fin de sa vie.
Lamarck venait de publier un annuaire, dit météorologique, dans lequel il eut la malencontreuse idée de joindre à des mémoires purement sciehtitiques des probabilités sur le temps à venir.
« Les astronomes du Bureau des Longitudes furieux de voir un naturaliste exploiter un champ qu’ils croyaient leur appar tenir, s’empressèrent de saisir cette arme : ils transformèrent les probabilités en prédictions, et là-dessus ils jetèrent les hauts cris. Un membre de l’Institut faire le Mathieu de Lansberg!... fi, l’horreur!!!
« On s’adressa à l’empereur pour faire cesser un tel scandale. L’empereur était membre de l’Institut, et ce n’était pas le titre dont il était le moins fier. Dans une réunion publique de l’Institut, il apostropha durement Lamarck à ce sujet et finit en lui disant : « La botanique! à la bonne heure. »
M. de Lamarck ne raconte pas toute la conversation de son père avec l’Empereur : « Qu’est cela, dit celui-ci, de mauvaise humeur, au savant qui lui présentait respectueusement son livre; c’est votre absurde météorologie; c’est cet ouvrage qui déshonore vos cheveux blancs... faites de l’histoire naturelle et je prendrai vos productions avec plaisir; mais ce livre, je ne le prends pas. » Et il te passa à un aide de camp. Lamarck ne put
Z* ^<ruûu»>6 — 4^ 4-a,