‹ Les évadés de la médecineChapitre 63 sur 117 · VJ · texte numérisé non relu

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retenir ses larmes et s’éloigna en balbutiant.

Il ne nous appartient pas de commenter une telle attitude vis-à-vis d’un homme dont les travaux faisaient à la science le plus grand honneur, même si l’idée était malheureuse d’avoir joint à cette science pure quelques touches de remarques empiriques...

On sait que Lamarck, dans les dernières années de sa vie eut, par surcroît de disgrâce, le grand malheur d’être frappé de cécité. On sait aussi qu’il trouva dans sa fille aînée une nouvelle Antigone qui lui servit à la fois de secrétaire et de garde-malade, le soutint dans ses moments de désespérance, lui laissant, dans sa foi filiale, entrevoir l’hommage que la postérité, plus équitable que les contemporains, devait en effet lui décerner un jour.

Bien que la postérité l’ait surtout consacré comme chimiste, Berthollet peut être revendiqué par les médecins comme un des leurs.

Au sortir du collège d’Annecy où il fit ses premières classes, le jeune Berthollet commença, en effet, ses études médicales et fut reçu en 1768 — il avait vingt ans! — docteur à l’Université de Turin.

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