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CHAPITRE XXV

Moi , Jacques qui ai écrit cette histoire , je me retirai dans le désert , lors d'une sédition que suscita à Jérusalem un certain Hérode, et je ne revins que lorsque le tumulte fut apaisé. Je glorifie Dieu qui m'a donné la charge d'écrire cette histoire. Que la grâce soit avec ceux qui craignent Notre Seigneur Jésus- Christ, auquel gloire et puissance avec le Père éternel et le Saint-Esprit vivifiant , maintenant , et toujours , et dans les siècles des siècles. Amen.

NOTES

(1) Sur ces offrandes, consultez les Antiquités sacrées de Reland (part. III, ch. 7), ouvrage fort eslimé, dont la sixième édition, celle de 1769, est celle qu'il faut préférer.

(2) Les Hébreux conservaient leurs généalogies avec un soin tout particulier , dont Perizonius a fait l'objet d'une dissertation spéciale. Chez diverses nations de l'antiquité, l'on retrouve des exemples de ces recueils généalogiques rassemblés avec exactitude et que l'on était admis à consulter. Synésius de Cyrène, dans sa cinquante-septième lettre, nous apprend qu'il y a eu recours pour suivre la filiation de ses ancêtres.

(S) Ce grand jour du Seigneur est certainement celui de l'une de* grandes fêtes des Juifs , mais il serait malaisé de dé= terminer s'il s'agit de celle de Pâques, de celle delà Pentecôte ou de celle des Tabernacles. Ajoutons que les premiers chrétiens condamnaient aussi les jeûnes et les signes de deuil aux jours des fêtes solennelle*.

(A) Les plaintes d'Anne se retrouvent, plus ou moins altérées chez divers prédicateurs grecs ; une homélie de Germain , patriarche de Constantinop'e, sur la présentation de Marie {Bibtiotk. Patr. Auciuar. Nov.y t. I, col. 1415), les reproduit presque textuellement.

(5) L'usage était chez les Juifs de ne donner un nom aux enfants que quelques jours après leur naissance. Il en était de même chez les Romains. Quant aux coutumes des premiers chrétiens à cet égard, consultez l'ouvrage de Joseph Visconti {de Ritibus buptismi, lib. II, c. 12).

(6) L'épreuve des eaux ambres est prescrite dans la législation mosaïque {Nombres^ eh. V, v. 18 et mrs.) i « La cohène

(prêtre) prendra de l'eau sainte dans un vase de terre , et ie cohène prendra de la poussière du pavé de l'habitacle et la mettra dans feau, etc. » (Voir la Bible , traduction de M. Cahen, t. IV, p. 27.) Jos*phe {Antiq. jud., liv. III, ch. 13) s'exprime ainsi : « Si la femme a manqué à la sagesse, qu'elle meure, la cuisse droite déluxée et le ventre en putréfaction. Mais si le mari n'a agi que par un excès d'amour ou par un penchant à la jalousie, qu'elle ait un enfant mâle dans le dixième mois. » Ni Josèphe, ni aucun autre ne parle de la punition du mari calomniateur; on reconnaît là l'esprit asiatique. Les Talmudistes disent que dans le cas où la femme serait innocente, si elle est stérile, elle deviendra féconde, si elle enfante d'ordinaire péniblement, ses couches seront désormais faciles, et si elle a eu des enfants noirs, à l'avenir ils seront blancs. Grotius a laborieusement réuni tous les passages des anciens auteurs grecs ou latins où il est fait mention de certaines eaux auxquelles on attribuait la vertu de punir le parjure. Semblable usage existe encore chez divers peuples de la côte occidentale de l' Afrique.

(7) On peut rapprocher ce récit de celui que nous trouvons dans un ouvrage italien très-rare et peu connu dont la biblioihèque royale possède un exemplaire; il a pour titre : Vita det nostro signore Jesu Crislo e de la sua gloriusa madré verginè madona sancta maria, (Bologna, Baldisera de Ii Azzoaguidi, in-folio. )

« Joseph alla chercher au moment de l'accouchement deux accoucheuses du nom de Gelome et Salomé, la Vierge demanda qu'il fil entrer Gelome qui voulait la voir et la toucher suivant l'usage, et elle trouva la vierge Marie, vierge pure et nette; et elle dit que cela ne s'était jamais vu ni entendu, et que de même qu'elle était née vierge ainsi elle a conçu vierge, elle a ac^ couché vierge et elle est demeurée vierge. Salomé qui restait dehors, entendant ces propos, dit que cela n'était pas possible, et elle voulut le véiifier. La vierge Marie la laissa voir et toucher, et ses mains séchèrent, et Salomé se lamentait de ce qu'elle perdait l'usage de ses mains et de sa profession. Mais un ange resplendissant apparut et lui dit d'adorer et de toucher dévotement le fds de Dieu qui la guérirait de toutes ses infirmités, ce qu'elle fit, et elle fut aussitôt guérie. (Chap. xxvi). »

Puisque nous avons eu l'occasion de parler de ce rare volume.

nous allons donner une idée du contenu de quelques-uns des chapitres.

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