‹ Les évangiles des quenouillesChapitre 10 sur 19 · II · texte numérisé non relu

II

LA XIIIl* EUYANGILLE.

QuicONQUBS est batu de bastous de bois d^ausne yert ou secs ) et après ]ettei*a les bastons en ung puis , se ilz demeurent en Teaue , cellui sentira en douleur sa batore tant comme il vivra.

LA QUINZIÈME EUYANGILLE.

Qui se abstient de torcier son derrière d^erbe ou d'autre verdure qui aist cru sur terre , il n'ara point de mal en reschine ne aux rains (II, 12).

LA SEZIÈME EUYANGILLE.

Qui ne jette, ne laisse eu face jetter nulz os, jamais il n^ara mal au cbief ne douleur aux dens (II, id).

B. SEtroir»m &&b.ie. 119

LA XVU« EUVANGILLE.

Quant on n^a point d'argent, on se doibt abstenir de regarder le croissant, autrement, du long de la lune , il ne s'en peu[t] non (II, i4).

LA XYIII® EUVANGILLE.

QuiGONQUES perchoit le nouveau temps à bourse playne de monnoye, il le doibt saluer, à celle fin que avecicellui tous biens lui croissent et multiplient. Et au deconts se doit garder de foiement marchander (II, i4, Glose),

LA XIX« EUVANGILLE.

Qui treuve la trannine à quatre fueilles, il est eureuz et ricbe toute sa vie (Il , i5) ; mais qui passe dessus, il gaingne les fièvres ou autre encombrier lui vient (II, iS, Glose),

LA XX« EUVANGILLE.

Quant araigne se treuve sur quelque personne, c'est signe de bon eur (II, 16), et, se arondes habandonnent la place de Fan passé pour autre, c'est le contraire.

tao Appendice.

LA XXI® EUYAIIGILLE.

Quant deux gens boivent ensemble, ilz ne peuvent en ce jour secourir Tan Tautre en eaue ; mais autremeut, moult bien.

LA XXII* EUVANGILLE.

Qui frotte ung porion la veille de saint Jehan de la fuellede seliucliet puis la boute parfont en terre, à mesure que lafîieilleporrira, le porion cherra (il, 17).

LA XXIII® EUVANGILLE.

Qui treuve fer au matin, c'est bon heur ; qui treuve argent, le contraire (II, 16, Glose).

LA XXIIII* EUVANGILLE.

Qui treuve les mouces à miel volées sur son pourpriz, c'est mauvais signe (II, 18) ; mais, se la pie y fait son nid, c'est tout bon signe.

LA XXV* EUVANGILLE.

Qui estrine ou donne couteaulx, l'amour

B. Seconde Série. 121 refiroide et deffault (II, 20), et d'autres joiaulz advient le contraire.

LA XXYl' EUYANGILLE.

Qui à la saint Rémi loie les arbres de son jardin de loiens de garbes de fourment, il ara cel an fruits à plenté (II, 19).

LA XXyil« EUYANGILLE.

Qui le jour de brandons bebourde les arbres de son pourpris, il les nettoie pour icel an de toute vermine (If, 19, Glose).

LA XXVIII' EUYANGILLE.

Qui francementpœult cbevaucbier Tours nœuf pas d'un tenant, il est afirancbi de esteseure, et si pœult guérir du mal saint Leu (II, 21).

LA XXIX"" EUYANGILLE.

Quant ung cbat de toutes.parts se pourlecque, et la pâte qu'il lecque porte au dessus de l'oreille, il ne fault faire la buée : car c'est tout signe de pluye et lait temps

B. Seconde Série. i33 tel pechié ne leur est pardonné , se le û\z de la femme youlontairement ne fait penitance de ce pechié , et premièrement pour son parrin, et après pour sa propre mk'e (Conf. IV, 3).

LA LXXII® EUYANGILLE.

QuicONQUES cognoist une femme veulée par copulation charnelle, soit homme de religion, ou prestre, ou homme séculier, tous meurent à membre roit et à trop plus grant douleur que autres gens (IV, 4); et, se enfans en viennent , ilz sont enclins à mainte fortune et meschief (IV, 4» Glose),

LA LXXIII® EUYANGILLE.

Une meschine de prestre, persévérant et mourant on pechié, est chevalet au dyable, et ne fault jà prier pour elle, et leurs enfans sont plus enclins à pechier que d autres gens; car souvent advient que enfans comparent les pechiés de leur père et leur mère (IV, 5).

LÀ LXXIIll^ EUtANGILLB.

Ung prestre, séculier ou autre, qui char-

i34 Appendice.

neUement cognoist femme mariée , n^ara da pechié pardon se du marj n*est pardonné ayant tout autre : car Dieu n'emprent jamais sur le droit d'autrui^ et Dieu après pardonne, le droit de partie saulf (IV, 6).

LA LXXV" EUTANGILLB.

Se ûng homme marié habite â la femme de son compère ou autre mariée , il meismes se clost la porte de paradis encontre ou Tisage , ne jamais ne lui est ouyeite y fors par celluy à qui tant a offensé, quant il luy a pardonné (IV, 7).

LA LXXVl" EUVANGILLE.

Quant le prestre a chanté et que les aucuns vont baisier à Tautel , ceulz en celle septmaine ne doibvent baisier femme nulle seilz ne Font espousée, se tost après ne yenlent ayoirmal aux dens et à la teste (IV, 8).

LA LXXYII» EUYANGILLE.

Quant femme enchainte porte son enfant plus sar le e&Èté dextre, et que youlentiers meiigue yenoison et Yollile (sic) , et que youlentiers elle oit pailer de tournois^

B. Seconde Série. i35 de joustes et esbatemens , pour certain elle produira ung beau filz (IV, 9).

LA LXXYIll*' EUYAN6ILLE.

Lorsque femme enchainte a son enfant plus enchargié sur costé senestre , et qu'elle appète doulces viandes et compeuages , et aussi que plus désire à veoir danses , sons de instrumens et joieusetez que autrement, certes elle enfantera fille (IV, 9, Glose).

LA LXXIX* EUVANGILLE.

Se une femme grosse d'enfant et désirant savoir quel hoir elle porte , escoutez-la parler, et par elle le saurez ; car, quant elle demandera : Quel hoir vous semble-il que je porte? et se vous dittes : Ung beau filz, et elle ne rougist, pour aussi vray qu'il fait nuit, elle rendra fille (IV, to),

LA XXXX'^'^* EUVANGILLE.

Quant ung homme a engendré enfant naturellement, s'il lui povoit souvenir lors qu'il lui advint, et il pensoit comment, ce fait, il se trou voit disposé, autre juge fors lui n'y faulroit ; car, quant homme engen-

i36 Appendice.

dre masle , petit s'en change ; mais k £lle engendrer, qui n'est sa propre complexio», moult s'en retreuye aliéné pour ung jour oa deux (ÏV, i i).

LA XXXX*»I« EUVANGILLE.

Incontinent que femme a concheu enfant masle, pour les trois premiers m<NS elle se porte assez bel , mais les aultres six mois moult en a douleiu: à endurer plus que d'une fille. Toutes y oies les tnûs premiers mois la fille tousjours lui baille plus à souffrir (IV, ii, Glose).

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