LA DIX-HUITIÈME EUVANGILLE
Jenhes filles k marier, aveuc jeunes hommes ne autrement, jamais ne doivent mengier à le cacelouce : car, pour vraj et par coustume, souvent advient que femmes en ont barron à part, et ainsi en pourroit advenir aux hommes (i, 16, Glose),
LA XIX« EUVANGILLE.
Dieu et raison defiendent le parler ne ramentevoir, devant nulle femme mariée en eage de porter enfans ou enchainte, de quelconque chose pour mengier, qui au besoing n'en pœult trouver et recouvrer pour l'en présenter (ï, 17).
LA VINGTIÈME EUVANGILLE.
Homme qui se double en son mariage est inhabile à toutes dignitez parvenir, et, si la femme faisoit après ce le cas pareil, sans faulte, lui causeur de runmal etFautrc, elle.
B. Première Série. 411 sans pugnicion, doibt estre jugiée quitte (I, i8).
LÀ XX1« euyamgille.
Quant Fen baptise quelque enfant, soit filz ou fille, se la fiUe a deux parins, elle ara deux barons ou plus, et ainsi, se le fils a deux marines, et il vist eage d'homme, il aura deux femmes (I, 19).
LÀ XXII" EUYÀNGILLE.
Quant on voit jennes enfans courir au long des rues àcheyaulz de bois, lances, et desguisez par manière de gens de guerre, c^est tout vray signe de tout prochenement aYoir grant tribulacion ou pays (I, ao).
LA XXIII" EUYANGILLE.
Qui Yœult que son mari point ne se des- Yoie yers autres femmes, si face par trois lundis chanter messe de sainte ÀYoie (I, 18, Glose). ^
LA XXIIII" EUYANGILLE.
Se femme yœolt certainement saYoir se son
lia APPENDICE.
mari se double , si adyise se une plaine lune passe sans elle approchier ; s'elle y a souspechon, ce n'est point sans cause (I, 21).
LA XXV* EUVANGILLE.
Quant la fenune vœult savoir si son mary va en la taverne, lorsqu'il en revient, s'il tient une autre contenance que par coustume, c'est vray signe que il y a esté ; et, pour lui rompre en ce cas, quant elle entend qu'il y est, doibt illec mander du vin et en boire, et par tant, s'il a point d'entendement, il sera content de boire avec sa femme à l'ostel.
LA XXVI* EUVANGILLE.
On ne doibt aux femmes grosses jamais donner à mengier de nulle teste de poisson, affin que par yroaginacion leur fruit ne apporte sur terre la bouche plus relevée et aguë qu'il n'est accoustumé (I, 22).
LA XXVIl* EUVANGILLE.
Se d'adventure un g homme bat sa femme enchainte , et si la pille du piet, lorsqu'elle enfantera moult grant traveil en ara (1, 23).
B. Première Série. ii3 Etpour remède, faut avoir le soulier du pie du mary qui Ta pillé , et que elle boive à mesmes, et elle enfantera legierement (I, a3, Glose),