Quintilien, Instit. orat., 1. IV, praef
4. Ausone, Grat. actio ad Grat. pro cons., col. 940, .V.i.no. Cf. luvénal, vu, 197.
5. « Et est conditoribus urbium infâme contraxisse aliquam perniciosam ceteris gentem, qualis est primus Judaïcae superstitionis auctor; et Gracchorum leges invisae » (III, vu, 21).
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ou à Jésus1 ? Peut-être ne le savait-ii pas exactement lui-môme. « Superstition judaïque » était encore la catégorie générale qui comprenait les juifs et les chrétiens2. Les chrétiens n'étaient pas, du reste, les seuls qui pratiquassent la vie juive sans s'imposer la circoncision. Beaucoup de ceux qu'attirait le mosaïsme se bornaient à l'observation du sabbat3. Une môme pureté de vie, une même horreur contre le polythéisme * réunissaient tous ces petits groupes d'hommes pieux, dont les païens superficiels se contentaient de dire : « Ils mènent la vie juive5.»
1. Il s'agit plus probablement de Moïse. Cf. Juv., xiv, 4 02.
2. « Sub umbraculo insignissimae religionis certe licitœ. » Tertullien, Apol, 21. Cf. Dion Casiius, LXVIII, 4; Spartien, Caracalla, 1; Origène, Contre Celse, I, 2; Sulp Sev., II, 31; Orose, VII, 6. — Tacite, qui distingue nettement les juifs et les chrétiens, regarde la circoncision comme essentielle aux prosélyte-; juifs {Iransgressi in morem eorum). Tac, Ilist., V.5.
3. Metuens sabbaln. Juv., xiv, 96. Ces observateurs du sabbat, qui ne sont ni juifs complets ni chrétiens décidés, sont peutêtre ceux que Hégésippe appelle masbolhe'ens (dans Eus., II. E., IV, xxii, 5 et 6).