Martial, VII, xxix, U; Talm. de Bab., Jebamolh, 72 a
3. Suétone, Dom., 12. La leçon uli professi est une faute (voir l'édition de Roth). On entend quelquefois cette professio d'une déclaration que les prosélytes auraient dû faire devant un magistrat; mais l'ensemble de la phrase prouve que professio signifie ici ce qui constituait la profession complète du judaïsme, dont le signe était la circoncision. Ces improf essi étaient ceux qu'on appelaitaussi ci «6o|mvoi (Jos., Ant., XIV, vu, 2 ; Act.,x, 2), religioni judaïcœ meluentes (Orelli, n° 2523 ; Corpus inscr. lat.,V, 88, en observant
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raient la capitation comme les circoncis '. « La vie juive », et non la circoncision, fut ainsi taxée, et les chrétiens se virent assujettis à l'impôt. Les plaintes que soulevèrent ces abus émurent même les homme,d'État les moins sympathiques aux juifs et aux chrétiens; les libéraux furent choqués de ces visites corporelles, de ces distinctions faites par l'Etat sur le sens de certaines dénominations religieuses, et mirent la suppression de cet abus à leur programme pour l'avenir2.
Les vexations introduites par Domitien contribuèrent beaucoup à enlever au christianisme le caractère indécis qu'il avait encore. A côté de l'orthodoxie sévère des docteurs de Jérusalem, puis de Iabné, il y avait eu jusque-là, dans le judaïsme, des écoles analogues au christianisme sans être identiques avec lui. Apollos, au sein de l'Eglise, fut un exemple de ces juifs chercheurs qui essayaient beaucoup de sectes sans se tenir résolument à aucune. Josèphe, quand il écrivait pour les Romains, réduisait son judaïsme à une sorte de déisme, avouant que la circoncision et
les erreurs de Levy, Epigr. Beilràge, p. 312-313, et d'Apianus, p. 358 ; cf. Corp.,\, 240, 123, 88, 102, 161), ou simplement metuentes (cf. Juv.,xiv, 9b, 101). Les mots inlra Urbem qu'on lisait autrefois dans le passage de Suétone doivent être biffés