Clém. Rom., Ad Cor. I, ch
2. Peu d'écrits sont aussi authentiques : Denys de Corinthe (dans Eus., II. E., IV, xxni, 41), Hégésippe (dans Eus., //. E., III, xvi ; IV, xxii, 1), Irénée (Adv. hœr, III, m, 3), Clément d'Alexandrie [Slrom., I. 7 ; IV, 4T-I9; V, 12; VI, 8), Origène (De princ., II, 6; Selecta in Ezech , vin, 3, Opp., t. III, 422; In Johann., i, 28, tom. vi, 36. Opp., t. IV, 153), Eusèbe (//. E., III, xvi ; xxxvill, i; VI, xm, 6). L'ouvrage n'était connu jusqu'à ces derniers temps que par le Codex Alexandrinus. Il s'y trouvait une lacune de deux pages. En 4 875, Philothée Bryenne, métropolite de Serres, l'a publié complet d'après un manuscrit de la Bibliothèque du Saint-Sépulcre au Fanar (Constantinople, in-8°). Voir les nouvelles publications de M. Hilgenfeld, de MM. de GebhardtetHarnack (Leipzig 1876), de M. Lightfoot (Londres1877). Dans le Codex Alexandrinus, l'écrit est expressément attribué à Clément (catal. en tête du volume). Dans le manuscrit du Fanar, la même attribution fait partie du titre. La prétendue seconde lettre aux Corinthiens, gardée par les mêmes volumes, et complète seulement dans le second, n'est pas de Clément. Irénée (l. c), Clément d'Alexandrie [Slrom., V, 12), Origène ne parlent que d'une seule lettre rie Clément aux Corinthiens. Cf. Eusèbe, H. E., III, 38; et Jérôme, De viris ill., 16. Photius, cxn, cxm. La prétendue seconde épître est plutôt un sermon qu'une lettre. Elle appartient au ne siècle. V. Joui*n. des savants, janv. 1877. Il circula, du reste, d'autres épîtres supposées sous le nom de Clément. Epiph., haer., xxn, 6; xxx, 15; Hilgenfeld, Nov. Test, extra can. rec, I, p. 61, 74-76. Cf. Zeitschrift fur Kirchengesch., I, p. 272 et suiv., 329 et suiv.
320 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 95]
plus considérés, Glaudius Ephebus, Valerius Biton et Fortunatus, de porter la lettre, et on leur donna les pleins pouvoirs de l'Eglise de Rome pour opérer la réconciliation*.
L'Église de Dieu qui demeure a Rome a l'Église de Dieu qui demeure a coiilnthe, aux élus sanctifiés par la volonté de Dieu e\ Notre-Seigneur Jésus-Christ, que la grâce et la taix vous viennent en abondance du dleu tout-puissant par Jésus-Christ.
Les malheurs, les catastrophes imprévues qui nous ont accablés coup sur coup, frères, ont été cause que nous nous sommes occupés tardivement des questions que vous nous avez adressées, chers amis, touchant l'impie et détestable révolte, maudite des élus de Dieu, qu'un petit nombre de personnages insolents et audacieux ont allumée et portée jusqu'à ce point d'extravagance, que votre nom si fameux, si vénérable et si aimable à tous, en a souffert un grand dommage. Quel était celui qui, ayant demeuré parmi vous, n'estimât votre vertu et la fermeté de votre foi? Qui n'admirait la sagesse et la modération chrétienne de votre piété? Qui ne publiait la largeur de votre hospitalité? Qui ne vous estimait heureux pour la perfection et la sûreté de votre science? Vous faisiez tout sans acception de personne, et vous marchiez suivant les lois de Dieu, soumis à vos chefs*. Vous rendiez l'honneur convenable à vos anciens"; vous