‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 225 sur 393 · Toï; iras' 0;>.iv ^feaourspct · texte numérisé non relu

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[An 95] LES ÉVANGILES. 32t

avertissiez les jeunes gens d'avoir des sentiments honnête? et graves, et les femmes d'agir en tout avec une conscience pure et chaste, aimant leurs maris comme elles doivent, demeurant dans la règle de la soumission, s'appliquant à la conduite de leur maison avec une grande modestie.

Vous étiez tous dans des sentiments d'humilité, exempts de forfanterie, plutôt disposés à vous soumettre qu'à soumettre les autres, et à donner qu'à recevoir. Contents des viatiques du Christ1, et vous appliquant soigneusement à sa parole , vous la gardiez dans votre cœur et aviez toujours ses souffrances * devant les yeux. Ainsi vous jouissiez de la douceur d'une profonde paix; vous aviez un désir insatiable de faire le bien et la pleine effusion du Saint-Esprit avait lieu sur tous. Remplis de bonne volonté, de zèle et d'une sainte confiance, vous étendiez vos mains vers le Dieu tout-puissant, le suppliant de vous pardonner les péchés involontaires. Vous luttiez jour et nuit pour toute la communauté, afin que le nombre des élus de Dieu fût sauvé à force de piété et de conscience. Vous étiez sincères et innocents, sans ressentiment des injures. Toute rébellion, toute division vous faisait horreur. Vous pleuriez les chutes du prochain ; vous estimiez que ses fautes étaient les vôtres. Une conduite vertueuse et respectable était votre ornement, et vous faisiez tout dans la crainte de Dieu : ses commandements étaient écrits sur les

4 . Toî; içoîîoi; toG XpurroO. Ms. du Fanar et traduction syriaque, et non toO 8ioû, comme porte l'Alexandrinus.

2. naô^a-nx, comme portent les deux manuscrits et le syriaque. La nécessité de la correction p.a8%aTa disparaît dès qu'on lit cidessus tcû Xpioroû au lieu de toû ôeoû. Cf. Gai., tu, 4.

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tables de votre cœur. Vous étiez dans la gloire et l'abondance, et en vous s'est accompli ce qui est écrit : « Le bien-aimé a bu et mangé; il a été dans l'abondance, il s'est engraissé, et il a regimbé1. De là, en effet, sont venus la jalousie et la haine, les disputes et la sédition, la persécution et le désordre, la guerre, et la captivité. Ainsi les personnes les plus viles se sont élevées contre les plus considérables; les insensés contre les sages, les jeunes contre les anciens. Ainsi la justice et la paix se sont éloignées, depuis que la crainte de Dieu a fait défaut, que la foi s'est obscurcie, que tous veulent non suivre les lois, ni se gouverner suivant les maximes de Jésus-Christ, mais suivre leurs mauvais désirs, en s'abandonnant à la jalousie injuste et impie, par laquelle la mort est entrée dans le monde.

Après avoir rapporté plusieurs exemples funestes de jalousie, tirés de l'Ancien Testament, il ajoute * :

Mais laissons là les anciens exemples, et venons aux athlètes qui ont combattu depuis peu. Prenons les illustres exemples de notre génération. C'est par suite de la jalousie et de la discorde3 que les hommes grands jt justes qui furent les colonnes de l'Église* ont été persécutés et ont combattu jusqu'à la mort6. Mettons-nous devant les yeux les saints apôtres, Pierre, par exemple, qui, par suite d'une

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