Eusèbe, Chron., p. 162, 163, Schœne ; Suétone, Dom
2. C'est le livre communément appelé « IVe livre d'Esdras a, dégagé de ses deux premiers et de ses deux derniers chapitres, ainsi qu'on l'observe dans le manuscrit d'Amiens (ixe siècle), et dans la plupart des manuscrits latins. Cf. Garnier, Calai, desmss. d'Amiens (1843), n° 10. Ces quatre chapitres sont des compositions chrétiennes, du me siècle environ. Voir les éditions critiques d'Ewald (Gœttingue, 1863), Volkmar (Tubingue, 1863), Hilgenfeld, Messias Jud. (Leipzig, 1869), Fritzsche (Leipzig, 1871). M. Bensly a découvert, dans le susdit manuscrit d'Amiens, les soixante et dix versets qui manquaient à la version latine (ch. vu),
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çait à devenir fort célèbre. On lui attribuait un rôle exagéré dans la reconstitution des livres sacrés '. Le
The missing fragment, etc. (Cambridge, 187ii). La date du livre résulte des cbap. xi et xn (voir ci-après, p.365et suiv.).Les combinaisons qui résultent de ces passages n'ont pas tout à fait la même certitude que celles qui fixent la date de l'Apocalypse de Jean. Les versets xn, 14, 20, 29, sont difficiles à expliquer; on peut supposer que, dans le texte primitif, il y avait i% xaî il, notation qui aura paru singulière et qu'on aura bien vite changée en àciSeica. En tout cas, cela est moins invraisemblable que le système d'après lequel chaque aile représente individuellement un souverain; jamais, dans les combinaisons relatives aux ailes qu'imagine notre voyant, il n'y a de nombres impairs, comme cela a heu dans les combinaisons relatives aux têtes, ce qui prouve qu'il faut toujours prendre les ailes deux à deux. Les deux ailes correspondantes composant une môme force, il est naturel que l'auteur ait adopté la paire comme unité symbolique. Une aile seule, sans sa parallèle, eût été, pour désigner un souverain, une image peu conforme à l'espèce de logique qu'observent ces visionnaires au milieu de leurs plus étranges fantaisies. On peut dire, d'ailleurs, que, même abstraction faite de ces deux chapitres, l'Apocalypse d'Esdras devrait être rapportée au règne de Nerva, puisque le livre est postérieur à la ruine de la maison flavienne et antérieur à la restauration de l'empire par Trajan. Passé le mois de janvier 98, l'opinion de l'auteur sur la prochaine dissolution de l'empire ne se comprendrait plus. Les trente ans dont il est question, m, 1, 28; ix, 45; x, 46, montrent que trente ans s'étaient à peu près écoulés depuis la catastrophe de Jérusalem. Le verset m, 1, rapporté historiquement à Esdras, constituerait un anachronisme. L'allusion qu'on croit voir à la dynastie des Hérodes, ch. vi, 7 etsuiv., est sans fondement. Édora, selon l'usage, doit désigner ici l'empire romain.