‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 26 sur 393 · Taira, de Bab.., Baba balhra, 60 b · texte numérisé non relu

Taira, de Bab.., Baba balhra, 60 b

M ORIGINES DU CHRISTIANISME. fAn 74)

pourrait abroger un article ; mais la destruction du temple supprimait de fait une portion considérable des anciennes prescriptions; il ne restait plus de place que pour une casuistique morale de détail ou pour le mysticisme. La cabbale développée est sûrement d'un âge plus moderne. Mais dès lors beaucoup s'adonnaient à ce qu'on appelait « les visions du char1 », c'est-à-dire aux spéculations sur les mystères qu'on rattachait aux symboles d'Ézéchiel. L'esprit juif s'endormait dans les rêves, se créait un asile hors d'un monde détesté. L'étude devenait une délivrance. Rabbi Nehounia mit en vogue ce principe que celui qui s'impose le joug de la Loi se dégage ainsi du joug de la politique et du monde2. Quand on arrive à ce point de détachement, on n'est plus un révolutionnaire dangereux. Rabbi Hanina avait coutume de dire : « Priez pour le gouvernement établi; car sans lui les hommes se mangeraient8. »

La misère était extrême. Une lourde capitatiou pesait sur tous4, et les sources de revenus étaient tarie?. La montagne de Judée restait inculte et

4. Derenbourg, Palest p. 309,nole3;314, noie; 386-387, note4.

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