Ch. 4, peut-être 16 (Cf. Ilénoch, c
3. V. ci-dessus, p. 359. Tout cela vient peut-être de Habacuc, n, • 1-12, mal lu et mal compris. Cf. Le Hir, Éludes bibl., 1, p. 1 98-200.
4. Le prétendu Barnabe semble aussi faire usage de l'Épître de Clément, qui n'exiMaii guère que depuis un an ou deux (Hilgenfeld, Clém., p. xix-xxi). Cela ne doit pas surprendre. Les écrits de ce temps étaient irès-lus pendant les années qui suivaient leur publication. Dans l'ordre de recherches qui nous occupe, le moment où Ton commence à voir un livre cité est presque toujours celui où il venait de paraître.
5. Vitellius était supprimé en Egypte dans le canon des empereurs. Lepsius, Dos Kœnigsbuch der allen dïgypL, Berlin 1 8 jS-, pi. 63; Volkmar, IV Bach Esra, p. 346, note.
(An 97] LES ÉVANGILES. 375
sur un « petit roi » ' (Nerva), qui viendra humilier les trois (Flavius), réduits à un (Domitien), qui l'ont précédé '.
La facilité avec laquelle l'auteur a cru pouvoir adopter la prophétie du faux Esdras est d'autant plus singulière, que peu de docteurs chrétiens expriment aussi énergiquement que lui la nécessité de se séparer absolument du judaïsme. Les gnostiques, à cet égard, n'ont rien dit de plus fort. L'auteur se montre à nous comme un ex-juif très-versé dans le rituel, l'agada et les discussions rabbiniques, mais fort animé contre la religion qu'il a quittée. La circoncision lui paraît avoir été de tout temps une méprise des juifs, un malentendu qui leur a été inspiré par quelque génie pervers3. Le temple même fut une erreur; le culte qu'on y pratiquait était presque idolâtrique; il reposait tout entier sur l'idée païenne qu'on peut renfermer Dieu dans une maison. Le temple, détruit par la faute des Juifs, ne se relèvera plus; le vrai temple est celui qui s'élève spirituel dans le cœur des chrétiens 4. Le judaïsme en général n'a été qu'une
\. Comp. « Regnura exile ». IV Esdr.,xn, 2.