‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 294 sur 393 · Tertullien, Apol., 10, 35; AdScap · texte numérisé non relu

Tertullien, Apol., 10, 35; AdScap

2. Cic, De legibus, II, 9; Paul, Sentent., V, xxm, 15; Porcius Latro, Declam. xn Calil., c. 19; Pline, Epist., X, 96 (97); Minucius Félix, Oct., 8; Tertullien, Ad uxorem, II, 4; De corona mil., 3; De fuga in persec, li.

3. Ruinart, Acla sine, p. 82, 87, 150, 2 1 7, 463 (édit. de 1713).

4. Voir l'Antéchrist, p. 163; Paul, Sentent., V, xxix, 2; Suét., Aug., 27, Ammien Marc, XIX, 12; God. Just., I. 4. Ad legem Juliam maj. (IX, 8); 1. 16, De quœst. V1X, 44)

5. « In reos majestatis et publicos bostes omnis horao miles est; ad socios, ad conscios usque inquisitio extenditur. » Tertullien, Apol.,% 35, 37; Ruinart, Acla sine, p. 82, 217. Comp. Digeste, l. 7, De re militari (XL1X, 16); Cod. Just., I. 1, De bonis libert. (VI, 4); Code Théodos., 1. 6 et 1 1 , De malef. et viathem. (IX, 16). Cf. l'Antéchrist, p. 185. Voir aussi Vulc. Gall., 4vid. Cass.,1; Spartien, Sev., li; Larapride, Comm., 18; Aurel. Victor, Cœs., xvn

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les apocalypses revenaient sur l'idée de conflagrations finales. Il s'y joignait le soupçon permanent d'infamies secrètes, de réunions nocturnes, de séductions coupables sur des femmes, des jeunes filles, des enfants1. De là pour en venir à juger les chrétiens capables de tous les crimes et à leur attribuer tous les méfaits, il n'y avait qu'un pas à faire, et ce pas, la foule plus encore que la magistrature le franchissait tous les jours.

Qu'on ajoute à cela l'arbitraire terrible qui était laissé aux juges, surtout dans le choix de la peine *, et l'on comprendra comment, sans lois d'exception, sans législation spéciale 3, a pu se produire ce désolant spectacle que nous présente l'histoire de l'empire romain à ses meilleures époques. La loi sera appliquée avec plus ou moins de rigueur ; mais elle reste la loi. Cet état durera comme une petite fièvre lente durant le ne siècle, avec des intervalles d'exaspération et de rémission au me siècle. Il se terminera par l'accès terrible des premières années du ive siècle, et sera clos définitivement par l'édit de Milan de 313.

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