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436 ORIGINES DL CHRISTIANISME [Au 100)
valle *. La préface de l'Evangile ne suppose pas nécessairement l'intention de composer les Actes. Il se peut que Luc n'ait ajouté ce second livre à son œuvre qu'au bout de quelques années* et à la demande des personnes auprès desquelles le premier livre avait eu tant de succès '.
Ce qui porte vers cette hypothèse , c'est le parti que l'auteur a pris, dès les premières lignes des Actesk, relativement à l'ascension de Jésus. Dans les
4. Les Apôlres, p. xx et suiv. L'auteur des Épitresà Timothée cite l'Évangile de Luc comme ■ypaçT (I Tim., v, 18), et pourtant cet auteur ne connaît pas les Actes.
%. Les efforts qu'on a faits pour prouver que le troisième Évangile et les Actes ne sont pas du même auteur sont restés tout à fait infructueux. Voir la liste des idiotismes communs aux deux écrits dans Zeller, Die Apostelgesch., p. 414 et suiv. Le livre a une parfaite unité de rédaction (Zelier, p. 387 et suiv.), et c'est là co qui nous décide à l'attribuer au personnage qui dit t^eî; à partir de xvi, 10. Car admettre que cet iu.ùç vienne d'un document inséré par l'auteur dans sa narration est souverainement invraisemblable. Les exemples qu'on cite d'une telle négligence appartiennent à des livres sans valeur littéraire, à peine rédigés : or les Actes sont un livre composé ave beaucoup d'art. Les locutions favorites des morceaux où il y a â[uî« sont les mêmes que celles du reste des Actes et du troisième Évangile. Voir Klostermann, Viadiciœ Lucanœ, p. 48 et suiv. (Gœtt., '866).